À 2 jours du coup d’envoi du Mondial-2026, les tensions ne viennent pas encore du terrain, mais des frontières américaines. Entre visas refusés, contrôles prolongés et quotas de billets contestés, la politique migratoire des États-Unis s’invite déjà dans la compétition organisée avec le Mexique et le Canada.
Le cas le plus marquant concerne Omar Abdulkadir Artan, arbitre somalien, refoulé à son arrivée à Miami malgré, selon les autorités de son pays, un visa en règle. La Somalie étant visée par une interdiction de voyage américaine, l’officiel a dû renoncer à participer au tournoi.
D’autres délégations ont également rencontré des difficultés. Selon la presse britannique, des membres de la sélection irakienne auraient été retenus ou empêchés d’entrer sur le territoire américain, dont l’attaquant Aymen Hussein, contrôlé pendant près de 7 heures à Chicago.
L’Iran se trouve aussi dans une situation délicate. Si les joueurs et le staff ont obtenu leurs visas, plusieurs accompagnants, dont le président de la fédération Mehdi Taj, se seraient vu refuser l’entrée. La fédération iranienne accuse par ailleurs les États-Unis d’avoir retiré son quota de billets, alors que chaque pays doit disposer d’une allocation pour ses matches.
Dans ce contexte, la sélection iranienne a choisi de déplacer son camp de base de Tucson, en Arizona, vers Tijuana, au Mexique, malgré 3 rencontres de groupe prévues sur le sol américain.
Autre sujet sensible : la République démocratique du Congo, qui affronte le Chili à huis clos en France, en raison des inquiétudes liées à l’épidémie d’Ebola. Les responsables congolais assurent toutefois qu’aucun joueur convoqué ne réside dans le pays.
Sur le terrain, les favoris poursuivent leur préparation. La France a dominé l’Irlande du Nord 3-1, portée par un triplé de Michael Olise, tandis que l’Espagne a battu le Pérou sur le même score. Côté stars, Lamine Yamal, Neymar et Lionel Messi restent suivis de près, entre soins, reprise et incertitudes.
À l’approche du match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud, le Mondial-2026 démarre donc dans un climat déjà tendu, où la géopolitique et les contrôles migratoires jouent les premiers prolongations.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News







