L’emploi américain rassure les marchés, les puces restent sous pression

Les Bourses mondiales ont majoritairement fini dans le vert jeudi, portées par des chiffres de l’emploi américain jugés suffisamment faibles pour calmer les craintes d’un durcissement rapide de la politique monétaire de la Fed.

En Europe, les indices ont nettement progressé : Paris a gagné 1,65%, Londres 1,67%, Milan 1,60% et Francfort 2,16%, avec un nouveau record en séance comme en clôture. À Wall Street, le Dow Jones a avancé de 1,14%, inscrivant lui aussi un record de clôture, tandis que le Nasdaq a reculé de 0,80%, pénalisé par les valeurs technologiques.

Aux États-Unis, l’économie n’a créé que 57.000 emplois en juin, contre environ 110.000 attendus, même si le taux de chômage a légèrement reculé à 4,2%. Ces données renforcent l’idée que la Fed pourrait éviter de relever ses taux trop rapidement.

Le secteur des semi-conducteurs a toutefois continué de peser sur les marchés. Nvidia a perdu 1,39%, AMD 4,26%, Intel 5,25%, Micron 5,49% et Sandisk 14,13%, sur fond d’interrogations autour des valorisations élevées et de la rentabilité des investissements massifs dans l’IA.

En Allemagne, Bayer s’est distingué avec une envolée de 8,9% à Francfort, après l’annonce d’une réorganisation de ses activités liées au glyphosate aux États-Unis, visant à mieux contenir les risques judiciaires autour du Roundup.

Sur les matières premières, le pétrole est resté stable. Le Brent a terminé à 71,80 dollars le baril et le WTI à 68,69 dollars, dans un marché rassuré par les perspectives de trêve au Moyen-Orient et la situation dans le détroit d’Ormuz.

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