La Coupe du Monde de la FIFA 2026 n’a pas seulement rempli les stades. Selon de nouvelles données publiées par Visa, la compétition a également provoqué une forte accélération de l’activité commerciale dans les villes hôtes du Canada, du Mexique et des États-Unis.
Durant le tournoi, les transactions transfrontalières effectuées avec des cartes Visa ont progressé de près de 20 % par rapport à la même période de 2025. Cette hausse illustre l’impact direct des grands événements sportifs sur les économies locales, notamment dans les secteurs du tourisme, de la restauration, des transports, de l’hôtellerie, des loisirs et du commerce de détail.
Visa décrit ce phénomène comme une « économie éphémère », c’est-à-dire une période courte mais particulièrement intense d’activité commerciale, portée par l’arrivée massive de visiteurs et par la concentration des dépenses autour d’un événement international.
Des supporters venus du monde entier
Les visiteurs originaires de Colombie, de Porto Rico, du Royaume-Uni, d’Argentine et du Brésil figurent parmi ceux ayant enregistré les niveaux de dépenses transfrontalières les plus élevés dans les villes accueillant la compétition.
Les zones de Santa Clara-San José, Boston et Miami ont, de leur côté, affiché les plus fortes progressions des dépenses réalisées en présentiel par les titulaires de cartes, qu’ils soient internationaux ou nationaux.
Les dépenses se sont principalement concentrées dans les transports et les loisirs, confirmant que les retombées du tournoi ont largement dépassé les seules enceintes sportives.
Le paiement sans contact en forte progression
Autre enseignement de l’étude : les paiements sans contact ont augmenté de près de 12 % pendant la compétition.
Cette évolution traduit la préférence des supporters pour des moyens de paiement rapides et simples lors de leurs déplacements, notamment dans les transports, les commerces, les restaurants et les espaces de divertissement.
Certaines rencontres ont généré des pics particulièrement importants. Les matchs Équateur-Curaçao et Colombie-Ghana, disputés à Kansas City, ainsi que Croatie-Ghana à Philadelphie, figurent parmi les affiches ayant provoqué les plus fortes hausses de dépenses avant, pendant et après le coup d’envoi.
Des retombées visibles dans plusieurs secteurs
Les effets du tournoi ont varié selon les villes et les activités économiques.
Boston a enregistré la plus forte progression des transactions dans la restauration, portée par la fréquentation des bars et restaurants. Guadalajara s’est distinguée dans les dépenses liées au transport, tandis qu’Atlanta a profité d’une forte activité dans les loisirs et les événements culturels.
À New York, c’est le commerce de détail qui a connu une nette accélération, sous l’effet des achats réalisés par les visiteurs et les supporters.
Pour Visa, ces résultats montrent que les retombées d’un événement mondial profitent aussi bien aux grandes enseignes qu’aux restaurants de quartier, aux commerçants indépendants, aux hôtels et aux prestataires de mobilité.
Le parcours de la Norvège stimule les dépenses
L’étude met également en évidence le lien entre les performances sportives et le comportement des consommateurs.
Le parcours inattendu de la Norvège jusqu’en quarts de finale a notamment entraîné une forte hausse du nombre de transactions. Dans le pays, leur volume a presque doublé pendant les matchs de la sélection.
À mesure que l’équipe progressait dans la compétition, l’effet économique s’est étendu à l’international. Lors des rencontres de la Norvège, une hausse des dépenses a finalement été observée dans plus de 60 pays.
Ces données confirment qu’un résultat surprise ou une qualification prolongée peut rapidement stimuler la consommation, modifier les flux touristiques et générer de nouveaux pics d’activité commerciale.
Au-delà de son impact sportif, le Mondial 2026 aura ainsi constitué une succession de micro-économies temporaires, alimentées par la mobilité des supporters, les paiements numériques et l’attractivité des villes hôtes.
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