(www.infomediaire.ma) – Cabinet d’analyse indépendant, Alphavalue adore phosphorer sur les hypothèses "contrariantes", par exemple prévoir un prix de baril divisé par 2 d’ici à 2015 quand tout le monde table sur un pétrole cher, voire très cher, dans les années à venir. Ce scénario du baril à 50 dollars n’est pas pour autant un pur jeu intellectuel. Le cabinet affirme que l’effondrement des prix du gaz américains, qui sont tombés entre 2 et 3 dollars l’unité de mesure (contre 11 à 12 dollars en Europe et 17 dollars en Asie) va, par effet de contagion, faire plonger le baril de pétrole sur la planète entière. "La courroie de transmission entre le gaz de schiste américain et le pétrole mondial, c’est le charbon, puisque que le gaz américain ne se transporte pas, ne s’exporte pas", affirme Alexandre Andlauer, analyste pétrole et gaz chez Alphavalue. En avril 2012, pour la 1ère fois outre-Atlantique, le gaz a fait jeu égal avec le charbon dans la production d’électricité. Bilan : les prix du charbon chutent dans le monde, relançant la compétitivité de cette source d’énergie face au gaz naturel… non américain et aux produits pétroliers. Ce qui entraînerait, selon Alphavalue, une diminution de l’indexation des prix du gaz sur ceux du pétrole. De fil en aiguille, Alphavalue prédit un phénomène de contagion : des prix du gaz qui baissent sur les marchés spots, ce qui entraine une substitution du gaz avec le pétrole dans ses usages industriels et dans le transport, et au final une chute du prix du baril à 50 dollars à horizon 2015.
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