Accueil Droit de l'Homme : Le Maroc recadre Amnesty International

    Droit de l’Homme : Le Maroc recadre Amnesty International

    (www.infomediaire.ma) – La campagne de solidarité d’Amnesty international (AI) avec Oussama Housne et Wafaa Charaf "n’est pas innocente" aussi bien au niveau du contenu de son slogan, que de son timing, a affirmé le ministère de la Justice et des Libertés.

    Dans un communiqué, le ministère indique que cette campagne "n'est pas innocente. D’abord, parce qu'elle intervient avant l’examen par la justice du dossier de Oussama Housne (le 10 mars 2015), et ce dans l'objectif d’influer sur la désicion de la Justice. Ensuite, parce que le contenu de cette campagne s'inscrit dans le cadre de l'orientation générale de l'Organisation à savoir livrer une image négative de la situation des droits de l'Homme dans le Royaume, sans pour autant reconnaitre les efforts consentis pour les renforcer et les promouvoir".

    Amnesty international avait lancé une pétition en solidarité avec ces deux personnes, poursuivies par la justice pour délits de dénonciation calomnieuse, outrage aux autorités publiques, dénonciation d’un crime qui n’a pas eu lieu et outrage à corps constitué. Le ministère considère que les justificatifs avancés par AI pour revendiquer la libération des deux personnes demeurent loin des faits et traduisent une confusion certaine entre la liberté d’expression, comme un droit parmi les droits de l’Homme consacrés par la Loi, et la perpétration d'actes punissables par la Loi comme les déclarations calomnieuses et la dénonciation d'actes imaginaires imputés à des personnes ou à des institutions de nature à atteinte à leur réputation et à leur crédibilité.

    Le ministère rappelle que les deux personnes pré-citées n’ont pas exprimé une opinion concernant une affaire donnée, mais elles ont prétendu avoir été victimes d'enlèvement, de séquestration et de torture de la part des services de sécurité, soulignant qu’au lieu de saisir directement les autorités compétentes, elles ont préféré recourir aux sites électroniques pour diffamer les organes de l’Etat et manipuler l’opinion publique par des données et des actes qu'elles savaient pertinemment faux.

    Et le communiqué de conclure que les investigations judiciaires ont démontré que cette affaire n’est qu’un ''scénario monté de toutes pièces par ces deux personnes''.

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