Accueil Environnement : Le Maroc interdit les constructions sur le littoral

    Environnement : Le Maroc interdit les constructions sur le littoral

    (www.infomediaire.ma) – Le Maroc se dote d'une loi d'importance capitale pour la préservation de la gestion durable de son littoral, après l'adoption par le parlement du projet de loi 81­12 relative au littoral, indique un communiqué du ministère délégué chargé de l'environnement.

    Cette loi, qui a été adoptée à l'unanimité le 23 juin 2015 par la Chambre des conseillers, figure parmi les textes législatifs du programme législatif 2012­2016 du gouvernement et s'inscrit parfaitement dans le cadre des objectifs de la Loi cadre portant Charte nationale de l'environnement et du développement durable, souligne le communiqué.

    Elle fixe les principes fondamentaux de gestion intégrée du littoral en tant que processus de gestion transversal impliquant la prise en compte simultanée de différents intérêts dans le littoral dont en particulier la prise en compte systématique de l'environnement pour toutes les décisions affectant ce territoire fragile, ajoute la communiqué

    En ce qui concerne les mesures de protection et de conservation, cette loi pose le principe d'interdiction de porter atteinte à l'état naturel du rivage de la mer et institue une zone non constructible, adjacente au littoral d'une largeur de 100 m, calculée à partir de la limite terrestre de ce littoral, ainsi qu'une zone de retrait des infrastructures de transport d'une largeur de 2000 m.

    En matière de lutte contre la pollution, la loi sur le littoral interdit tout rejet causant une pollution du littoral et soumet à autorisation le déversement de rejets liquides qui ne dépassent pas les valeurs limites moyennant le paiement d'une redevance. De même, elle garantit le droit d'accès du public au rivage de la mer et le droit de passage tout au long de ce rivage.

    Long de 3500 kilomètres, le littoral marocain recèle, sur sa double façade méditerranéenne et atlantique, un potentiel important de richesses halieutiques et biologiques, de sites naturels et de paysages écologiques. C'est un véritable patrimoine qui demeure, cependant, fragile et vulnérable  faisant l'objet d'une intense dégradation due en particulier à la concentration de l'urbanisation (60%), aux différents rejets directs domestiques et industriels (70% des unités hôtelières et 90% des unités industrielles) et à la prolifération des opérations de destruction systématique du cordon dunaire.

    Abonnez-vous à notre newsletter Abonnez-vous à notre newsletter
    Rejoignez la communauté des entrepreneurs

    Rejoignez-nous sur WhatsApp
    Rejoignez-nous sur telegram
    Suivez-nous sur Google News
    FIFA World Cup 2026