(www.infomediaire.ma) – La flambée des cours mondiaux et les nouveaux modes de consommation urbains en Afrique rendent la culture du blé, longtemps négligée au profit du maïs, de nouveau rentable pour le continent où la demande explose. "La demande de blé croît plus que n'importe quelle autre", assurent les organisateurs d'une conférence internationale réunie jusqu'à vendredi à Addis Abeba sur le thème : "Du blé pour la sécurité alimentaire en Afrique". En 2012, l'Afrique va dépenser environ 18 milliards de dollars pour répondre à une consommation passée de 25 kilos par personne et par an dans les années 60, à plus de 50 kilos aujourd'hui. Une étude présentée hier par le Centre international pour l'amélioration des cultures du blé et du maïs à Nairobi (CIMMYT) portant sur la production de blé dans 12 pays d'Afrique subsaharienne, estime que leur production ne représente que "10 à 25% du potentiel biologique et économique de leurs terres". Rien qu'avec l'eau de pluie, sans irrigation mais avec les apports en fertilisants appropriés, "20 à 100% des terres arables" seraient propres à la culture du blé en Angola, Burundi, Ethiopie, Kenya, Madagascar, Mozambique, Rwanda, Tanzanie, République démocratique du Congo, Ouganda, Zambie et Zimbabwe, affirment les auteurs de cette étude.
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