Accueil Alerte : Jeune Afrique évoque un scandale concernant le groupe Charaf

    Alerte : Jeune Afrique évoque un scandale concernant le groupe Charaf

    (www.infomediaire.ma) – Dissimulations, dépréciation massive d’actifs, cessions inexpliquées de terrain… Le N°1 de l’engrais marocain, Charaf, et sa filiale Fertima, cotée à la Bourse de Casablanca,  font actuellement l’objet d’un audit pour plusieurs opérations douteuses, révèle Jeune Afrique dans sa dernière livraison. Les 2 sociétés seraient activement audités par le cabinet international Mazars à la demande de la Banque centrale populaire (BCP), 1er créancier de Charaf et actionnaire à hauteur de 13% du capital, qui s’inquiète de plusieurs opérations douteuses. Se basant sur des documents confidentiels, Jeune Afrique révèle que Charaf serait soupçonné de ‘‘dépréciations significatives des stocks et des comptes clients’’ pour plus de 200 millions DH, de cessions de terrains sans encaissement du prix et d’autres ventes réalisés à des conditions avantageuses et en faveur d’une autre société détenue par Amine Kandil, l’actuel directeur général de Charaf-Fertima. Les comptes de Charaf et Fertima ont sombré dans le rouge en 2009 et seuls d’importants découverts bancaires semblent aujourd’hui permettre aux 2 sociétés de poursuivre leurs activités. Malgré cela, l’actuel dirigeant continuerait à mener grand train, notamment à Paris, toujours selon les informations recueillies par l’hebdomadaire. Contacté par l’Infomédiaire, Amine Kandil affirme qu’il n’a à aucun moment été contacté par ‘‘Jeune Afrique’’ à ce sujet, ou pour toute autre raison. Quant au cabinet Mazars, également contacté par l’Infomédiaire, son associé-gérant Kamal Mokdad a répondu que compte tenu de l’obligation de confidentialité et des règles liées au secret professionnel que le cabinet observe vis-à-vis de l’ensemble de ses clients, il ne peut ni confirmer ni infirmer la réalisation de cette mission, ni par ailleurs faire de commentaire sur les conclusions et les objectifs de toute mission que le cabinet auprès de ses clients. Enfin, la BCP n’a pour le moment toujours pas répondu à la sollicitation de l’Infomédiaire. A suivre !

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