(www.infomediaire.ma) – La Chambre des représentants a adopté à la majorité, hier en plénière, le projet de loi 86.14 modifiant et complétant les dispositions du Code pénal et le Code de la procédure pénale relatives à la lutte contre le terrorisme.
Et en vertu des nouvelles dispositions de ce texte, le ralliement des groupes terroristes, l’apologie et l’incitation au terrorisme ainsi que le suivi d'entrainements à l’intérieur ou à l’extérieur du Maroc seront désormais incriminés.
Présentant ce projet de loi, le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid, a affirmé que le ralliement des camps des groupes terroristes et les foyers de tension, connu sous le nom du phénomène des "combattants terroristes étrangers", constitue une grande menace et un véritable danger pour la sécurité nationale et internationale.
Ce mouvement des combattants terroristes représente une véritable menace pour les pays d’origine, de transit et de destination des terroristes dans la mesure où il contribue à diffuser les idéologies extrémistes incitant à la violence et à la haine, a-t-il expliqué.
Ce phénomène, a-t-il ajouté, procure un refuge aux terroristes, leur permet de bénéficier d’un entrainement et d’une formation paramilitaires, les initie à la planification, à la préparation d’actes terroristes et au maniement d’armes et d’explosifs, comme il leur permet de collecter des fonds au profit des organisations terroristes.
Le ministre a indiqué à ce sujet que le Maroc, à l’instar de plusieurs pays, n’a pas été épargné par ce phénomène qui a connu ces derniers temps une hausse remarquable au vu des cas nombreux d’interpellation lors des tentatives de ralliement ou de retour des foyers de tension, faisant savoir, dans ce sillage, que 242 personnes ont été présentées à la justice.
Citant des chiffres datant du 7 novembre dernier, Ramid a précisé qu’environ 1 212 personnes ont gagné les foyers de tension.
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