(www.infomediaire.ma) – Cette semaine le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, est monté au créneau pour répondre à une lettre émanant de personnalités politiques mettant en cause la capacité du président, Abdelaziz Bouteflika, à diriger l'Algérie.
‘‘Le président supervise au quotidien et pas à pas l'exécution de son programme’’, a-t-il dit. Mais pour ‘El Watan’ ‘‘les derniers développements de la scène nationale montrent que le risque d'explosion sociale est de même niveau que celui de l'implosion du système’’.
Pour le journal algérien, personne ne sait si le président ‘‘a la pleine maîtrise des affaires du pays, mais il est clair qu'il n'a plus un total contrôle sur le sérail et ses dépendances qui ont servi jusqu'ici à asseoir son pouvoir’’. En d'autres termes : ‘‘le système’’ se fait la guerre à lui-même.
Dans leur lettre, 19 personnalités comme l'ex-ministre Khalida Toumi, la sénatrice et combattante de l'indépendance Zohra Drif-Bitat, demandent au chef de l'Etat à être reçus. Mais pour le journal, il faut réagir avec une certaine ‘‘circonspection’’ à cette démarche car l'opinion publique ‘‘y voit un nouveau soubresaut au sein du système’’.
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