(www.infomediaire.ma) – Les réformes de la fiscalité, de la Caisse compensation, des caisses de retraite et du statut de la fonction publique sont "incontournables et sont les seules susceptibles de faire sortir le Maroc de l'impasse où il se trouve", a affirmé Najib Akesbi, professeur à l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, en réaction à la décision prise récemment par le gouvernement, consistant à geler 15 milliards DH (MMDH) d'investissement au titre de 2013. La dernière décision du gouvernement "n'est pas la solution qui va permettre au Maroc de sortir de la crise", elle va plutôt freiner la croissance économique, en dépit des prévisions d'une "bonne" année agricole, a estimé Akesbi. Ce point de vue est partagé par Abdeslam Seddiki, professeur d'économie à l'Université Mohamed V Agdal, qui a souhaité que le gouvernement puisse saisir ce moment de répit et les opportunités de la crise actuelle pour lancer au plus vite les réformes structurelles qui "s'imposent et envoient des signaux forts de confiance". "On a des chances sérieuses de rentrer dans un sentier de croissance durable", a assuré Seddiki, relevant que "le Maroc détient des atouts considérables et dispose d'un fort potentiel de croissance. Il faut juste procéder aux réglages institutionnels nécessaires".
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