(www.infomediaire.ma) – La bourde de S&P au sujet du triple A de la France n’est que la dernière d’une longue liste d’erreurs et de gaffes dans le petit monde de la finance, selon le quotidien économique français La Tribune.
Ci-après la sélection :
Novembre 2011 – S&P dégrade la note de la France
Une incroyable bourde de l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P), annonçant par erreur en pleine crise de la dette que la France avait perdu son précieux "triple A", a suscité jeudi la colère de Paris et l’ouverture d’une enquête du gendarme français des marchés. L’agence S&P, dont chaque communication est scrutée à la loupe dans le contexte d’extrême nervosité des marchés, a fait savoir que "suite à une erreur technique, un message" faisant état d’une dégradation de la note de la France avait "été automatiquement diffusé" à certains de ses abonnés.
Août 2006 – Mizuho vend 610.000 actions pour 1 yen
Un trader de Mizuho Securities a, par inadvertance, vendu pour un yen pièce 610.000 actions d’un cabinet de recrutement nouveau tout juste introduit en Bourse. Il voulait en fait vendre une action à 610.000 yens. Le système informatique de la Bourse a ignoré la tentative de Mizuho d’annuler l’ordre erroné et le courtier a été contraint de racheter les titres sur le marché, subissant une lourde perte.
Mai 2010 – Le "gros doigt" qui fait perdre 10% au Dow Jones
Pendant 4 minutes, le Dow Jones est passé en mai 2010 sous la barre des 10.000 points. Une chute vertigineuse de 10%. En cause ? Un trader de de Citibank qui a fait ce que l’on appelle un "fat finger" (gros doigt). Il s’est trompé de touche… Il a passé un ordre sur Procter & Gamble de 16 milliards (Billions en anglais) d’actions au lieu de 16 millions. La valorisation du lessivier a aussitôt été divisée par deux.
Mars 2006 – Google se trompe de 300 millions dans ses recettes publicitaires
Le 2 mars 2006, le moteur de recherche publie à lors d’une présentation aux analystes des prévisions sur son chiffre d’affaires. Avec une prévision sur ces recettes publicitaires estimées à 9,5 milliards de dollars en 2006, contre 6 milliards de dollars en 2005. Google a dû expliquer à la SEC que ces informations publiées par erreur correspondent à des notes prévues pour l’interne. En réalité, les prévisions atteignaient 6,8 milliards de dollars. Le cours de bourse s’en est rapidement ressenti…
1er nov. 2011 – 55 milliards d’euros de dettes effacées pour l’Allemagne
Enfin une erreur que tout le monde a été content de découvrir. Après la nationalisation de la banque en quasi-faillite Hypo Real Estate (HRE) en 2009, Berlin a transféré les actifs toxiques et non stratégiques de cet établissement dans une structure de défaisance. L’Etat fédéral est responsable du passif de cette « bad bank », baptisée FMS Wertmanagement (FMSW), lequel est imputé à la dette publique. En réalité, ce passif de FMSW avait été artificiellement grossi de 55,5 milliards d’euros. Il semblerait que cette erreur concernerait le calcul de la valeur de marché de certains dérivés et qu’elle remonte à une bévue de manipulation : un plus aurait été échangé avec un moins dans le bilan.
Juillet 1998 – Le coude de Salomon Brothers
Un coude sur un clavier, ça peut coûter cher. En 1998, un trader de Salomon Brothers a fait passer 145 fois le même ordre de vente car son coude était resté sur le clavier. Le taux des obligations d’État françaises à dix ans ont chuté de 1,4 point car les contrôles étaient moins stricts à l’époque.
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