(www.infomediaire.ma) – Reporters sans frontières exprime sa vive inquiétude quant à la dégradation de la situation de la liberté de l'information en Libye depuis l'élection du Congrès national libyen, le 7 juillet 2012. Un certain nombre de journalistes ont signalé à l'organisation des difficultés pour obtenir des visas, notamment après l'attaque du consulat des Etats-Unis à Benghazi, le 11 septembre dernier. Ceux qui ont pu se rendre sur place ont rencontré de nombreuses difficultés de la part de milices, notamment pour prendre des photos, ou pour filmer des manifestations pacifiques de protestation contre la mort de l'ambassadeur américain, Chris Stevens. Le Comité suprême de la sécurité nationale s'est rendu responsable d'un certain nombre d'arrestations arbitraires de journalistes. "Les journalistes étrangers et nationaux doivent pouvoir travailler librement dans la Libye post-Kadhafi. L'ère de l'arbitraire doit être celle du passé. Certes, le pays est en pleine transition. Mais les exactions commises par le Comité suprême de la sécurité nationale sont préoccupantes. Nous demandons au nouveau gouvernement, notamment au ministère de l'Intérieur, d'ouvrir une enquête sur ces incidents et de procéder à la restitution, aux journalistes, de l'ensemble de leur matériel arbitrairement confisqué”, a déclaré l'organisation.
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