(www.infomediaire.ma) – Odeurs nauséabondes, nuisance sonore, promiscuité… les gênes dans le métro sont nombreuses. Mais le plus grand désagrément pourrait se trouver dans l'air respiré. Des chercheurs de l'université de Southampton au Royaume-Uni révèlent que les particules ultrafines du métro sont très riches en métaux, contrairement à d'autres zones urbaines, comme celles de trafic intense. Or ces particules métalliques aussi fines qu'un cheveu peuvent pénétrer au cœur des cellules où elles sont toxiques pour l'organisme. "Nous avons remarqué que la poussière des stations de métro est particulière : elle est composée de particules métalliques (fer, cuivre, manganèse, chrome ou zinc). Ces métaux dits 'de transition' sont toxiques, car ils génèrent des molécules très réactives : les radicaux libres. À l'origine du stress oxydant, ils sont capables d'endommager l'ADN des cellules, pouvant conduire au développement de cancers", explique Matthew Loxham, co-auteur de l'étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology.
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