(www.infomediaire.ma) – L’Union Marocaine du Travail (UMT), la Confédération Démocratique du Travail (CDT) et la Fédération Démocratique du Travail (FDT) ont annoncé, à Casablanca, qu’ils maintiennent leur décision d’observer une grève nationale préventive de 24 heures, le 29 octobre, dans la fonction publique, les établissements publics et le secteur privé.
Lors d’une conférence de presse tenue samedi dernier pour sensibiliser l’opinion publique sur les causes à l’origine de cette grève, les 3 centrales syndicales ont souligné que ce débrayage intervient après épuisement de tous les moyens pour amener le gouvernement à engager un dialogue tripartite, notant que le gouvernement est "incapable de répondre positivement aux doléances des salariés et de l’ensemble des citoyens". La crise de dialogue et de négociation collective au Maroc est l’une des principales causes derrière cette grève, indique un communiqué commun, ajoutant que le gouvernement a fermé la voie du dialogue et de la communication avec les syndicats et opté pour la prise unilatérale de "décisions iniques" concernant les grandes questions (Caisse de compensation, réforme des régimes de retraites..).
De même, la détérioration du pouvoir d'achat des salariés et des fonctionnaires à travers les hausses répétitives des prix des carburants et d’eau et d’électricité, ainsi que des produits alimentaires et du transport, sont parmi les raisons ayant poussé les syndicats à décider d'observer cette grève. A cela s’ajoutent le désengagement du gouvernement de ses responsabilités, notamment l’exécution des points en suspens de l’accord du 26 avril 2011, à savoir l’institution d’un nouveau grade et d’indemnités pour les régions éloignées, la répression des libertés syndicales et des marches pacifiques, ainsi que le jugement des responsables syndicaux.
Et d’ajouter que la classe ouvrière dans les différents secteurs est mobilisée pour observer avec civisme, le 29 octobre, une grève générale préventive, rappelant que les 3 centrales syndicales sont conscientes des responsabilités historiques qui sont les leurs et du rôle qui leur incombe dans le développement global du Royaume, la protection de l’intégrité territoriale et la garantie de la stabilité. Elles ont également souligné que les responsabilités politique et sociale du gouvernement impliquent une révision globale et profonde de son approche de gestion de la chose publique et de la manière avec laquelle il doit traiter avec le mouvement syndical marocain.
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