(www.infomediaire.ma) – Catalogué sport de riches, le tennis véhicule une image glamour où l'argent coule à flots mais, derrière Roger Federer et Maria Sharapova, la réalité est beaucoup moins clinquante : sur les 1 800 joueurs et 1 400 joueuses professionnels, environ 10% seulement vivent de leur métier et, au-delà de la 200ème place mondiale, on perd de l'argent. En haut de la pyramide, on nage dans l'opulence. En 2012, le N°1 mondial Novak Djokovic a gagné 9,7 millions d'euros et son homologue de la WTA, Victoria Azarenka, 6 millions. On peut multiplier ces gains par 4 grâce aux sponsors, aux garanties offertes par les tournois et aux exhibitions. Une autre planète pour l'écrasante majorité des joueurs qui doivent, eux, se contenter des miettes, d'autant que les marques ne misent pratiquement plus que sur les têtes d'affiche. Les joueurs classés entre la 90ème et la 100ème place ont gagné en moyenne 202 970 euros brut en "prize money" en 2012. Pour un 150ème mondial, ça tombe à 75 000 euros par an. Le 200ème mondial a gagné 20 780 euros. De ces montants, il faut déduire les taxes et les impôts – jusqu'à 30 % -, les frais de déplacement, énormes pour un sport qui se joue sur 5 continents, la nourriture, l'hôtel parfois et, pour ceux qui peuvent se le permettre, un entraîneur qu'il faut payer, héberger et faire voyager.
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