(www.infomediaire.ma) – 1 an après le début du soulèvement en Tunisie, la colère de Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, s’était-elle vraiment éteinte ? À en croire les événements en ce début de mois d'octobre, elle n’était qu’en sommeil. Depuis le 27 septembre, en effet, plusieurs centaines d'habitants des villes de la région (El Omrane, Menzel Bouzaïane et Sidi Bouzid) battent le pavé, de manière presque ininterrompue. À l’origine de cette nouvelle contestation populaire : l’immuabilité politico-sociale. Il faut dire que depuis la chute de Ben Ali, en janvier 2011, rien n’a changé dans cette région gangrénée par le chômage, la précarité et la pauvreté. Pour seule réponse à ces doléances, le gouvernement tunisien du Premier ministre Hamadi Jebali a envoyé les forces de l’ordre qui n’ont pas hésité à faire usage de balles réelles pour disperser la foule et mater la révolte. Plusieurs dizaines de personnes ont également été arrêtées. Une extrême violence que 3 députés dénoncent aujourd’hui à travers une grève de la faim, entamée le 1er octobre.
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