(www.infomediaire.ma) – Avec la participation de 215 artistes originaires de 52 pays et la visite de quelque 26 500 personnes, la seconde édition de la Biennale Internationale de Casablanca a pleinement rempli ses objectifs.
Celle-ci a en effet pemis à tous de se rendre compte de la qualité et du dynamisme de la scène artistique marocaine tout en connectant celle-ci aux circuits internationaux à travers artistes, directeurs de musées, galeristes et médiateurs artistiques venus de l’étranger. Une connexion naturelle, puisque le Maroc est depuis toujours le carrefour, le hub comme l’on dit désormais, des routes reliant l’Afrique, l’Orient et l’Occident.
Dans tous les lieux d’exposition, les derniers travaux d’artistes marocains marquants ont côtoyé et étaient en résonance avec les oeuvres de plasticiens étrangers originaires des quatre continents. Inspirés la fameuse citation de Paul Eluard "Un autre monde est possible mais il est dans celui-ci", le thème choisi par les organisateurs de cette deuxième édition de la Biennale, ils ont montré toute l'étendue de leur pouvoir et nous ont invité à rêver, à imaginer d'autres réalités.
Le hangar Latécoère, transformé pour l'occasion en une immense salle d'exposition était l'un des lieux phares de la biennale. Transporteur officiel de la Biennale, Royal Air Maroc ne s'était pas contentée de faire voyager les artistes et de les connecter entre eux, elle les accueillait dans ce lieu historique, premier aéroport de Casablanca. Tous les continents y étaient en dialogue grâce aux oeuvres d'artistes majeurs et d'autres tout aussi talentueux mais moins médiatisés. Ainsi Barthélémy Toguo, Soly Cisse, Saïdou Dicko, Gisela Weiman, Imad Mansour, Cristina Ataide,… confrontaient leurs visions personnelles du monde tout en invitant le visiteur à intervenir lui-aussi dans la réflexion.
La galerie Actua de la Fondation Attijariwafa bank avait choisi le parti des femmes. L'exposition "Africaines, 15 femmes en création" faisait en effet un focus sur 15 artistes originaires venues tout le continent. Honneur aux artistes marocaines avec Malika Agueznay, Dalila Alaoui, Ahlam Lemseffer, Najia Mehadji et Khadija Tnana dont les oeuvres étaient en dialogue avec celles de l'italo-sénégalaise Patrizia Maïmouna Guerresi, de la mauritanienne Ami Sow, de la tunisienne Mouna Karray, la sud-africaine Lien Botha ou encore de l'américano-ghanéenne Ayana Jackson pour ne citer que quelques-unes.
Quant à l'ancienne église du Sacré-Coeur, elle réunissait les invités d'honneur de cet événement : Maître Akiji, l'orfèvre japonais de la calligraphie, considéré comme un "trésor vivant" dans son pays et Rachid Koraïchi, le grand artiste algérien de renommée internationale. Ils y présentaient une série d'oeuvres à quatre mains réalisées au Maroc à la Résidence d'artistes Ifitry. Plus loin, un espace était dédié aux artistes de l'Oriental. Présents pour la première fois à Casablanca, ils ont impressionné nombre de critiques d'art qui découvrirent la scène plastique oujdie actuellement en plein renouveau.
La Biennale avait même investi l'espace urbain grâce au tramway de Casablanca qui affichait, sur toutes les stations, soit un espace de monstration de 32 km, les reproductions de plus de 220 oeuvres. Une première au Maroc, et sans doute en Afrique.
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