Accueil Santé : Louardi défend son service sanitaire obligatoire

    Santé : Louardi défend son service sanitaire obligatoire

    (www.infomediaire.ma) – La réforme portant sur l'instauration du service sanitaire national obligatoire, qui n'est pas encore au stade de projet final, vise à combler les déficits en termes de ressources humaines et à palier à la mauvaise répartition des cadres de la santé, en ce sens que 45% de ces cadres sont concentrés au niveau de l'axe Casablanca-Rabat, alors que seulement 24% sont présents en milieu rural, a indiqué le ministre de la santé, Hussein Louardi.
     
    Le ministre qui présentait devant le Conseil de gouvernement un exposé sur le projet de cette réforme, a précisé que son département a mis en place un cadre devant être finalisé au courant de l'année à l'issue du dialogue entamé pour aboutir à une mouture finale, qui porte également sur l'augmentation du nombre de postes d'emploi alloué à ce secteur (3 000 par an) et l'amélioration des conditions de travail pour offrir une meilleure prestation sanitaire.
     
    Pour ce faire, a dit Louardi, il sera procédé à la mobilisation d'un montant de près de 1 milliard de dirhams pour les équipements, outre le lancement d'un programme de répartition équitable et équilibrée des ressources humaines.
     
    Les informations selon lesquelles les candidats au service sanitaire obligatoire percevront une rémunération de 2 000 dirhams sont totalement erronées, en ce sens que les indemnités qui leur seront accordées correspondront à leur grade, a-t-il expliqué, ajoutant que ces candidats bénéficieront d'une couverture sanitaire prise en charge par l'Etat.
     
    Par ailleurs, a-t-il dit, ce service ne les privera aucunement de l'examen de résidanat, mais constituera, à contrario, un atout du fait que les 2 années de ce service national seront comptabilisées dans l'ancienneté requise dans le contrat de 8 ans les liant à l'Etat après leur sortie. Mieux, a ajouté le ministre, ces 2 années compteront double (4 ans) et le ministère s'engage à ne pas les prolonger ne serait-ce que d'un jour.
     
    Ces mesures permettront de combler les déficits constatés dans nombre de structures et d'établissements de santé et de rouvrir les dispensaires fermés, a poursuivi Louardi, notant qu'une commission comprenant des représentants du ministère de l'Economie et des Finances, du ministère délégué chargé de la Fonction publique et de la Modernisation de l'administration, du Secrétariat général du gouvernement, outre le département de la santé, est chargée de l'élaboration de cet important projet qui n'est pas encore final.
    Abonnez-vous à notre newsletter Abonnez-vous à notre newsletter
    Rejoignez la communauté des entrepreneurs

    Rejoignez-nous sur WhatsApp
    Rejoignez-nous sur telegram
    Suivez-nous sur Google News