L’Afrique est confrontée à une aggravation des impacts du changement climatique, avec seulement 40 % des pays africains disposant de systèmes d’alerte précoce multidangers, essentiels pour limiter les pertes humaines et économiques.
Selon l’Organisation météorologique mondiale, le continent se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale.
Depuis 1991, le rythme du réchauffement dépasse celui observé durant les précédentes périodes de 30 ans.
En 2025, la température moyenne annuelle s’est classée entre le 3ᵉ et le 7ᵉ rang des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec une hausse d’environ 0,51 °C par rapport à la période 1991-2020.
Les précipitations deviennent plus irrégulières. Depuis le milieu du 20ᵉ siècle, la tendance générale est une diminution des pluies, accompagnée d’une augmentation de l’aridité et des sécheresses.
L’Afrique du Nord, dont le Maroc, est touchée par des sécheresses météorologiques, hydrologiques et agricoles, entraînant une baisse des ressources en eau et une pression accrue sur l’agriculture.
Les glaciers africains ont perdu plus de 90 % de leur superficie depuis la fin du 19ᵉ siècle.
Le réchauffement des océans se poursuit. En 2025, la température de surface de la mer, et le contenu thermique des océans figuraient encore parmi les niveaux les plus élevés des 10 dernières années.
L’élévation du niveau de la mer entre 1999 et 2025 a dépassé la moyenne mondiale de 3,6 mm/an, représentant également un risque pour les zones côtières marocaines.
Les événements climatiques extrêmes augmentent : les inondations représentent plus de 50 % des événements signalés, tandis que la sécheresse a touché plus de 8,5 millions de personnes.
Le renforcement des alertes précoces, des services climatiques et des mesures d’adaptation reste essentiel pour réduire les impacts du changement climatique.
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