(www.infomediaire.ma) – Après la tuerie de la mine de platine de Marikana, la police sud-africaine plaide la légitime défense, mais les mineurs ne sont pas de cet avis. De nouveaux témoignages, publiés aujourd’hui dans la presse sud-africaine, sont venus accréditer la thèse selon laquelle nombre de mineurs grévistes ont été sommairement exécutés et même tués "pour s'amuser" le 16 août, lors des affrontements qui ont fait 44 morts, dont 34 mineurs. "Il y avait un Sotho que j'ai vu à genoux près d'un gros rocher les mains en l'air. Il suppliait qu'on lui laisse la vie sauve et s'excusait à n'en plus finir en disant qu'il ne savait rien", a raconté au Star l'un des mineurs arrêtés après la fusillade et libérés lundi. "Mais les officiers l'ont froidement mitraillé à l'arme automatique et il a eu le corps transpercé", a-t-il dénoncé, relatant aussi comment la police avait empêché les mineurs de s'enfuir en leur bloquant le passage.
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