Le septième épisode de l’émission « On s’en foot ! », animée par le duo Ouadih Dada et Saad Moufakkir, a offert une analyse approfondie et passionnée de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, qui a opposé le Maroc au Sénégal dans une rencontre au scénario aussi épique que polémique. Pour décortiquer cet événement sportif majeur, les animateurs étaient entourés de deux invités de marque : Asma Niang, judokate de renommée internationale et préparatrice mentale, et Amine Abdelmoula, créateur de contenu spécialisé dans le football. Ensemble, ils sont revenus sur les moments clés d’un match qui restera dans les annales, non seulement pour son enjeu sportif mais aussi pour les controverses qui l’ont émaillé.
Une finale au scénario hollywoodien
Disputée le 18 janvier 2026 au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, cette finale promettait une fête du football africain. Le Maroc, pays hôte, espérait un sacre à domicile, tandis que le Sénégal, tenant du titre, visait un deuxième triomphe consécutif. La rencontre, longtemps cadenassée et pauvre en occasions franches, a basculé dans un temps additionnel d’une rare intensité dramatique. Un penalty, accordé au Maroc après intervention du VAR pour une faute sur Brahim Diaz, a offert aux Lions de l’Atlas une occasion en or de remporter le trophée à la dernière minute. C’était sans compter sur l’inspiration malheureuse de Diaz, dont la tentative de panenka a été facilement captée par le gardien sénégalais, Édouard Mendy.
Cet échec a été le prélude à une prolongation tout aussi tendue, durant laquelle le Sénégal a su trouver les ressources pour s’imposer. C’est Pape Gueye qui a finalement délivré les siens à la 94e minute, inscrivant l’unique but d’une rencontre qui a vu le Maroc terminer à dix après la blessure d’un de ses joueurs. La victoire sénégalaise (1-0) a été assombrie par des scènes de confusion et de protestation, notamment de la part de l’encadrement sénégalais qui a contesté avec véhémence les décisions arbitrales, allant jusqu’à menacer de quitter le terrain .
Le débrief sans concession de « On s’en foot ! »
Sur le plateau de « On s’en foot ! », le sentiment général était à la déception, non pas tant en raison du résultat, mais à cause de l’image renvoyée par cette finale, loin de la célébration attendue. Les analyses ont mis en lumière plusieurs aspects cruciaux de la rencontre.
L’intervention d’Asma Niang a apporté un éclairage particulièrement pertinent sur la dimension psychologique de l’événement. Forte de sa double casquette de championne et de préparatrice mentale, elle a souligné l’état d’épuisement émotionnel des joueurs marocains, qui semblaient avoir laissé beaucoup d’influx nerveux lors des célébrations de leur qualification en demi-finale. Cette fatigue mentale, selon elle, a pu nuire à leur concentration et à leur capacité à gérer la pression d’une finale à domicile.
Les débats ont également porté sur les faits de jeu et les comportements. La « panenkatastrophe » de Brahim Diaz a été longuement commentée, tout comme la performance impériale du gardien marocain Yassine Bounou, qui a longtemps maintenu son équipe à flot. Le comportement de l’entraîneur sénégalais, Pape Thiaw, a été vivement critiqué, qualifié de manque de professionnalisme. La gestion de la situation par la Confédération Africaine de Football (CAF) a également été pointée du doigt, jugée trop laxiste face aux incidents qui ont émaillé la fin de match.
Enfin, l’avenir de la sélection marocaine et de son sélectionneur, Walid Regragui, a été au cœur des discussions. Si son leadership et sa capacité à fédérer le groupe sont reconnus, son caractère impulsif a été questionné. Malgré une organisation de la compétition saluée comme étant de classe mondiale, des problèmes de billetterie et une ambiance festive jugée insuffisante dans les villes hôtes sont venus ternir le bilan.
Entre exploits sportifs, erreurs cruciales et polémiques, cette rencontre a fourni une matière dense pour un débat qui, comme l’a confirmé l’équipe de l’émission, se poursuivra chaque semaine.
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