Dialogue social: nouvelle hausse des salaires minimums prévue début 2026

La deuxième tranche de l’augmentation générale des salaires dans le secteur public sera versée en juillet 2025, tandis que les salaires minimums (SMIG et SMAG) connaîtront une nouvelle revalorisation de 5 % début 2026, avec une harmonisation progressive d’ici 2028.

Le gouvernement vient en effet d’annoncer la poursuite de ses engagements sociaux, avec la mise en œuvre en juillet 2025 de la deuxième tranche de l’augmentation générale des salaires, d’un montant net de 500 dirhams pour les fonctionnaires. Du côté du secteur privé, une nouvelle hausse du SMIG et du SMAG de 5 % est prévue respectivement en janvier et avril 2026, dans le cadre d’un projet de convergence progressive entre les deux salaires minimums d’ici 2028.

Parallèlement, l’exécutif promet de maintenir le cap sur les réformes en suspens. Un nouveau round de discussions sur le statut des fonctionnaires des collectivités territoriales aura lieu le 13 mai 2025, tandis qu’un travail est en cours sur les statuts de plusieurs corps professionnels, dont les ingénieurs, les techniciens, les administrateurs et les inspecteurs du travail.

Poursuite des réformes en suspens

S’agissant de la réforme du Code du travail et de la législation syndicale, des commissions mixtes intégrant les représentants des syndicats et du patronat seront chargées d’élaborer des textes consensuels. Même logique pour les régimes de retraite, avec la création d’une commission nationale dédiée à une refonte d’ensemble, conformément à l’accord social d’avril 2024.

Côté bilan, la première phase du dialogue social a permis la hausse de 1 000 DH (en deux temps) des salaires dans le secteur public depuis juillet 2024, profitant à l’ensemble des fonctionnaires non concernés par des revalorisations individuelles. Des hausses ont aussi été appliquées dans les secteurs de l’éducation (+17 Mds DH), de la santé (+3,5 Mds DH) et de l’enseignement supérieur (+2 Mds DH).

Des avancées concrètes

À l’horizon 2026, le salaire net moyen dans le public atteindra 10 100 dirhams, contre 8 237 en 2021. Le salaire minimum net passera de 3 000 à 4 500 dirhams, soit une hausse de 50 %. Le coût global est estimé à 45,7 milliards de dirhams.

Dans le privé, le SMIG a déjà progressé de 15 % (passant à 3 046 DH nets) et le SMAG de 20 % (atteignant 2 255 DH nets). Autre réforme majeure : les salariés ayant moins de 3 240 jours de cotisation peuvent désormais accéder à une pension vieillesse avec effet rétroactif depuis janvier 2023.

Enfin, une réduction de l’impôt sur le revenu entrée en vigueur en janvier 2025 a permis d’alléger les charges des salariés du public et du privé, pour un montant global de 6 milliards de dirhams, avec un gain mensuel supérieur à 400 dirhams pour plusieurs catégories.

F.R

Abonnez-vous à notre newsletter Abonnez-vous à notre newsletter
Rejoignez la communauté des entrepreneurs

Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News