L’émission « On s’en foot ! » a livré une analyse pointue et nuancée de la prestation du Maroc face à la Zambie, en prévision du 8e de finale contre la Tanzanie, dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Entre les choix tactiques de Walid Regragui, l’impact d’Achraf Hakimi et le bilan de l’organisation, les intervenants ont dressé un portrait complet de la situation, entre espoirs et interrogations.
L’émission, animée par Ouadih Dada et Saad Moufakkir, a réuni Zineb El Idrissi, Consultante en management et gouvernance du sport et Docteur en sciences de gestion, et Ilyan Berradi, co-fondateur de TFT Morocco, pour un débriefing approfondi du match Maroc-Zambie. La discussion a d’emblée souligné les contrastes de la performance marocaine, saluant l’engagement des joueurs et le but spectaculaire de Kaabi, tout en s’inquiétant de certains relâchements et des difficultés rencontrées par le public pour se procurer des billets.
Au cœur des débats, les décisions de Walid Regragui ont été passées au crible. S’agissait-il d’une réponse aux critiques ou d’une gestion stratégique de l’effectif ? Pour Zineb El Idrissi, le sélectionneur a démontré un « leadership adaptatif », prouvant sa capacité à écouter tout en restant le seul maître à bord. Cette flexibilité tactique, visant à préserver la fraîcheur physique des joueurs, a été perçue comme un atout majeur pour la suite de la compétition.
L’entrée en jeu d’Achraf Hakimi a été unanimement saluée comme un tournant du match. Qualifié de « choc électrique », le capitaine a insufflé un supplément de leadership et de technicité, confirmant son statut de pièce maîtresse de l’équipe. Son influence sur le jeu a été immédiate, et son rôle sera sans aucun doute déterminant pour les échéances à venir.
L’analyse de l’adversaire, la Zambie, a permis de nuancer la performance marocaine. L’équipe zambienne, bien que finalement défaite, a montré des qualités qui en font un adversaire plus coriace qu’il n’y paraît. Cette confrontation a servi de piqûre de rappel : dans cette CAN, aucun match n’est gagné d’avance.
Le bilan de l’organisation de la CAN au Maroc a été un autre temps fort de l’émission. Les intervenants ont salué une édition « historique » en termes d’infrastructures, de couverture médiatique et de niveau de jeu. L’impact économique et le « soft power » pour le Maroc ont été soulignés, avec la présence de stars mondiales comme Kylian Mbappé et Zinedine Zidane.
Cependant, une question demeure : où est la ferveur populaire ? Le calme relatif observé a été attribué à la phase de poules et à des conditions météorologiques défavorables, mais une mobilisation plus forte est attendue pour les matchs à élimination directe.
En conclusion, les pronostics sont restés prudents. Si l’optimisme est de mise, l’humilité et la concentration seront les maîtres-mots pour espérer une victoire finale. Le Maroc a les cartes en main, mais le chemin est encore long et semé d’embûches.
Le huitième de finale contre la Tanzanie est annonciateur d’une confrontations très largement en faveur des Lions de l’Atlas. Cet avantage psychologique, combiné au soutien des supporters place l’équipe en position de force. Sur le plan tactique, on peut s’attendre à une domination marocaine, avec une possession de balle élevée et des assauts répétés sur le but tanzanien.
Si le Maroc part avec les faveurs des pronostics, la magie de la coupe et l’insouciance de la Tanzanie pourraient bien pimenter cette rencontre. Une chose est sûre, les Lions de l’Atlas devront se méfier de cet adversaire qui n’a absolument rien à perdre.
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