L’économie mondiale continue de faire preuve de résilience malgré les tensions provoquées par le conflit au Moyen-Orient. Selon la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, cette solidité apparente ne doit toutefois pas masquer des vulnérabilités croissantes et des écarts importants entre pays.
Plus de trois mois après le début de la guerre, les marchés, les prix des matières premières et les conditions financières ont été affectés, sans provoquer pour l’instant de ralentissement mondial marqué. Mais le FMI alerte sur la situation des pays les plus exposés, notamment les importateurs d’énergie et les économies disposant de marges budgétaires limitées.
L’Afrique apparaît particulièrement vulnérable face à la hausse des coûts énergétiques, qui accentue les pressions sur les finances publiques, les équilibres extérieurs et la sécurité alimentaire. La hausse du prix des engrais et des produits de base aggrave également les tensions sociales dans plusieurs pays.
Kristalina Georgieva souligne aussi que les prix du pétrole restent supérieurs à leur niveau d’avant-conflit, tandis que l’incertitude demeure élevée en raison de la situation au Moyen-Orient et de la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz.
Dans ce contexte, le FMI appelle les gouvernements à conjuguer prudence budgétaire, crédibilité monétaire et soutien ciblé aux populations vulnérables. L’institution insiste également sur l’importance d’investir dans les technologies, l’intelligence artificielle et le capital humain afin de favoriser une croissance plus inclusive.
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