La Banque du Japon a décidé de relever son taux directeur à 1%, un niveau qui n’avait plus été observé depuis le milieu des années 1990. Cette décision vise à contenir les pressions inflationnistes et à soutenir un yen fragilisé.
Depuis plusieurs mois, le Japon fait face à une inflation persistante, alimentée notamment par la hausse des coûts énergétiques liée aux tensions au Moyen-Orient. Malgré l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, les autorités monétaires estiment que les effets sur les prix de l’énergie pourraient durer.
La BoJ souligne que la progression des prix du pétrole continue de se répercuter sur les échanges entre entreprises, avec un risque d’extension à de nombreux biens de consommation. Elle estime aussi que les anticipations d’inflation restent orientées à la hausse, ce qui pourrait maintenir l’inflation au-dessus de son objectif de 2%.
Malgré les inquiétudes du gouvernement japonais, la banque centrale juge que l’économie conserve des appuis solides, grâce aux bénéfices des entreprises, à l’amélioration du marché du travail et aux mesures publiques de soutien.
La faiblesse du yen demeure au centre des préoccupations. Sa dépréciation renchérit le coût des importations et alimente l’inflation intérieure, dans un contexte marqué par l’écart entre les taux américains et japonais.
Les marchés surveillent désormais les prochaines décisions de la Réserve fédérale américaine, alors qu’une hausse des taux aux États-Unis pourrait renforcer le dollar et accentuer la pression sur la monnaie japonaise.
En parallèle, la Banque du Japon poursuit la réduction progressive de ses achats d’obligations d’État, confirmant la normalisation graduelle de sa politique monétaire.
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