(www.infomediaire.ma) – La prise de participation de la banque publique Banque Centrale Populaire dans le distributeur d’engrais, né de la fusion entre la société familiale (les Kandil) Charaf Corporation et la société Fertima, ex filiale de l’OCP privatisée en son temps entre les mains des portugais, Holmarcom et MAMDA MCMA, a surpris plus d’un. En effet, il est très rare de voir une banque prendre des tickets dans des sociétés industrielles ou commerciales, à moins que l’explication soit ailleurs. Nous en avons trouvé 3 :
1. Charaf Fertima prépare son retour en bourse et cette transaction s’assimile a une opération de ‘‘pré-IPO’’ ce qui la rendrait tout a fait justifiable. Cependant si cette cotation est prévue pourquoi alors le propriétaire de Charaf a radié Fertima de la cote lors de son rachat ?
2. Charaf Fertima se prépare à se marier avec un autre distributeur d’engrais Sonacos, qui est lorgné par l’OCP qui veut faire un retour sur ce marché de distribution de fertilisants. La BCP, qui est en participation croisée avec l’OCP dans le capital, jouerait dans ce cas l’entremetteur. Logique.
3. A moins que la Banque Populaire soit fortement engagée dans le financement de Charaf Fertima, qui dit on est très lourdement endetté, et cette montée dans le capital se résume a une conversion de dettes en capital faute de pouvoir les recouvrer. Un simple sauvetage en somme. A suivre !
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