Une feuille de route nationale et régionale inscrite dans le cadre du Programme national pour le développement intégré des centres ruraux émergents visant la résorption des dysfonctionnements et des disparités entre les villes et les campagnes a été élaborée pour classifier ces centres en deux catégories, a indiqué la ministre de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Nouzha Bouchareb.

 

“La première catégorie concerne 325 centres émergents couvrant 42% de la population rurale, alors que la seconde comprend 217 centres ruraux”, a-t-elle expliqué en réponse à une question centrale autour de “la stratégie du ministère pour faire face aux répercussions du coronavirus après l’allègement et la levée du confinement”, lors de la séance des questions orales lundi à la Chambre des représentants.

 

Le ministre a expliqué que dans le cadre de cette feuille de route, il sera procédé à l’élaboration de deux programmes. Le premier est lié à 77 centres émergents prioritaires, tandis que le second revêt un caractère d’urgence et social visant à remédier au phénomène de vulnérabilité, atténuer les impacts de la pandémie du coronavirus (Covid-19) et renforcer les services de base au profit de 100 centres, dont 53% en milieu rural.

 

Concernant la stratégie du département pour le déconfinement et la planification de la relance économique dans les domaines de l’immobilier et la construction, Mme Bouchareb a affirmé que le ministère, en coordination et en concertation avec tous les partenaires, est en cours d’élaboration d’un programme d’action pour une sortie sécurisée et progressive du confinement, une relance économique dans les domaines de l’immobilier et une construction basée sur des phases à travers la reprise des activités du secteur pour la période post-confinement, tout en veillant au respect des mesures barrières afin d’assurer la sécurité sanitaires des personnes œuvrant dans le domaine.

 

Ce programme vise également à assouplir les procédures et à réduire les délais pour les entreprises du BTP ainsi que tous les professionnels du secteur afin de limiter les impacts négatifs de la pandémie et rétablir leur confiance dans les marchés immobiliers, a-t-elle poursuivi.

 

Mme Bouchareb a également mis l’accent sur les efforts déployés par le ministère pour lutter contre les bidonvilles et les logements insalubres, dans un cadre contractuel, avec “une nouvelle vision” à même de dépasser les défis liés à ce programme, en particulier la hausse du nombre des familles concernées et le recours à des programmes intégrés, entre autres.

 

Par ailleurs, elle a fait savoir que le ministère a mis en place des mesures relatives à la gestion dématérialisée pour permettre aux usagers du service public de déposer les demandes d’obtention d’autorisation pour l’urbanisme via Internet.

 

A cet effet, les agences urbaines ont pu traiter numériquement 13.120 dossiers via la plateforme “Rokhas” dédiés aux autorisations d’aménagement, de construction et d’urbanisme, a-t-elle indiqué, notant que ces agences ont également généralisé 90% de leurs services en ligne afin de garantir leur continuité et la disponibilité pour les usagers.

 

La ministre a aussi rappelé que son département a mis en place des programmes afin de soutenir les entreprises, dont “Damane Oxygène” et “Relance Oxygène”, en plus des aides de la CNSS.

 

Elle a en outre indiqué que malgré le retard dans les chaînes d’approvisionnement de matières premières pour les chantiers et le recul de l’indice de vente du ciment, le ministère a pu garantir la continuité du travail dans le secteur de la construction pour plus de 20 % des chantiers, en plus de la continuité de l’activité dans le cadre des programmes subventionnés qui concernent les bâtiments instables qui risquent l’effondrement.