La Bourse de Tokyo a vécu, jeudi 23 avril, une séquence historique avec un franchissement inédit du seuil des 60.000 points par le Nikkei 225, porté par la vigueur des valeurs technologiques et des titres liés à l’intelligence artificielle et aux semi-conducteurs.
L’indice phare du marché japonais a atteint un pic historique de 60.013,98 points en début de séance, avant de reperdre du terrain dans un climat de marché plus nerveux, marqué par des prises de bénéfices.
À la mi-journée, le Nikkei abandonnait 1,06%, à 58.952,11 points, tandis que le Topix reculait de 1,2% à 3.700,1 points.
Ce mouvement a été alimenté par un retour de l’appétit pour le risque sur les marchés, dans le sillage de la décision du président américain Donald Trump de prolonger le cessez-le-feu avec l’Iran, un signal perçu comme rassurant par les investisseurs après plusieurs semaines de tensions géopolitiques.
Les investisseurs se sont particulièrement repositionnés sur les groupes technologiques japonais, jugés plus solides à l’approche de la saison des résultats, dans un environnement où les anticipations restent sensibles à la conjoncture internationale.
Avant la flambée des tensions au Moyen-Orient, le Nikkei avait déjà amorcé une forte progression, s’approchant des 60.000 points après avoir dépassé les 59.000 points en séance le 26 février. Cette dynamique s’était alors inscrite dans le prolongement de la victoire électorale du Parti libéral-démocrate, conduit par la Première ministre Sanae Takaichi.
Mais la montée des inquiétudes autour du conflit régional avait ensuite provoqué une nette correction du marché japonais, particulièrement exposé aux chocs énergétiques en raison de sa dépendance aux importations pétrolières.
Après être brièvement retombé autour de 50.500 points, l’indice tokyoïte a toutefois retrouvé sa trajectoire haussière, enchaînant les records au cours des derniers jours avant de signer un nouveau sommet historique.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News




