Ce que l’ONU met en place pour dompter l’Intelligence artificielle

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, s’est félicité, jeudi, de la nomination par l’Assemblée générale des 40 membres du nouveau Panel scientifique international indépendant sur l’Intelligence artificielle, qualifiant cette décision d’“étape essentielle” pour mieux comprendre une technologie en pleine expansion.

Dans un communiqué, le chef de l’Organisation a salué une avancée vers une compréhension scientifique mondiale de l’Intelligence artificielle, en soulignant que ce panel devra produire des évaluations indépendantes et impartiales sur les opportunités, les risques et les impacts de cette technologie, en appui notamment au Dialogue mondial sur la gouvernance de l’Intelligence artificielle.

Selon Antonio Guterres, dans un contexte où l’Intelligence artificielle progresse rapidement, ce panel apportera ce qui manquait, à savoir une expertise scientifique rigoureuse et indépendante, afin de permettre à tous les États membres, quelles que soient leurs capacités technologiques, de participer “sur un pied d’égalité”.

Le Secrétaire général s’est également dit convaincu que les travaux des 40 experts, nommés à titre personnel pour un mandat de 3 ans, éclaireront le dialogue collectif et soutiendront des décisions fondées sur des données probantes et sur la solidarité.

Le processus de sélection s’est appuyé sur plus de 2.600 candidatures, à l’issue d’un examen indépendant mené par l’Union internationale des télécommunications, le Bureau des Nations Unies pour les technologies numériques et émergentes et l’UNESCO. Les Nations Unies mettent en avant une composition reflétant une diversité géographique et un équilibre entre les genres.

En août dernier, l’Assemblée générale avait voté la mise en place de 2 instances complémentaires, destinées à promouvoir la compréhension scientifique de l’Intelligence artificielle et à encourager la coopération internationale en la matière : le Panel scientifique international indépendant sur l’Intelligence artificielle et le Dialogue mondial sur la gouvernance de l’Intelligence artificielle.

Ce dialogue, qui associera les États membres et d’autres parties concernées, vise à mutualiser bonnes pratiques et retours d’expérience afin que l’Intelligence artificielle contribue aux Objectifs de développement durable et à la réduction des fractures numériques.

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