L’émission « On s’en foot ! » sur DADATV est revenue en détail sur un sujet qui agite le monde du football marocain : le départ de Walid Regragui de son poste de sélectionneur de l’équipe nationale. L’extrait du 9ème épisode qui a réuni Saad Moufakkir et Amine Abdelmoula autour de Ouadih Dada, met en lumière les coulisses d’une démission qui ne semble pas être une simple décision unilatérale, mais plutôt l’aboutissement d’un bras de fer en coulisses avec la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).
Dès le début de l’échange, le ton est donné. L’un des chroniqueurs l’affirme sans détour : « Walid Regragui a présenté sa démission. Il n’est plus sélectionneur de l’équipe nationale. » Cette déclaration catégorique balaie les doutes et les spéculations qui entouraient le statut du coach depuis l’élimination précoce des Lions de l’Atlas à la Coupe d’Afrique des Nations.
Un avantage stratégique par la communication
L’analyse des intervenants se concentre ensuite sur la stratégie de communication adoptée par les deux parties. Il apparaît clairement que le clan Regragui a pris une longueur d’avance sur la Fédération. En communiquant activement sur ses envies de départ, notamment par le biais de fuites dans la presse française, l’entourage du coach a créé un fait accompli, mettant la FRMF dans une position délicate.
Face à cette offensive médiatique, la Fédération a opté pour un silence qui est perçu comme une faiblesse. « La Fédération, elle, s’est murée dans un silence », déplore un des journalistes, qui, tout en comprenant la retenue qu’impose la communication institutionnelle, estime qu’un « peu plus de transparence et de clarté » aurait été nécessaire pour contrer la vague de rumeurs et de confusion.
Un « mini bras de fer » aux conséquences incertaines
L’émission met en exergue un « mini bras de fer » entre l’ex-sélectionneur et la Fédération. D’un côté, Walid Regragui, qui a souhaité partir de son propre chef. De l’autre, une Fédération qui attendait un bilan, une remise en question et des explications sur les choix du coach durant la compétition.
Cette situation de tension a engendré une communication de crise de la part de la FRMF, qui s’est contentée de démentir les informations sans pour autant prendre la main sur le récit médiatique. « Si on ne fait que réagir, à un moment donné, on n’a plus la main sur les choses », analyse un des chroniqueurs, soulignant que cette stratégie ne fait qu’accentuer la confusion auprès du public et, potentiellement, des joueurs.
L’impact sur l’équipe nationale est d’ailleurs une des préoccupations majeures soulevées dans le débat. L’incertitude qui plane autour de la direction technique de la sélection pourrait avoir des répercussions négatives sur les joueurs à l’approche des prochaines échéances. Les intervenants appellent à une résolution rapide de la situation, insistant sur la nécessité de communiquer clairement et de nommer un successeur pour repartir sur de nouvelles bases.
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