(www.infomediaire.ma) – Le développement de l’Afrique est freiné en partie par les capitaux illicites issus souvent de la corruption, du crime organisé, de l’évasion fiscale entre autres. Les experts des renseignements financiers se sont penché sur le sujet, lors 9ème Forum pour le développement de l’Afrique, qui s'est tenu tout récemment à Marrakech.
A cette occasion, le secrétaire général de l’Unité du traitement des renseignements financiers (UTRF), Hassan Ennasser, a plaidé pour la création d’un réseau africain d’échange d’informations pour lutter contre les flux des capitaux illicites dont le montant moyen oscille entre 50 et 148 milliards de dollars par an dans le continent africain.
Et en vue de faire face à ce fléau qui compromet la capacité de l’Afrique de mobiliser les ressources créées pour financer le développement, il faut aussi créer un forum pour échanger les expériences des pays, a souligné Hassan Ennaser.
Pour rappel, les flux financiers illicites sont des flux de capitaux non comptabilisés provenant du vol, de pots-de-vin et d’autres formes de corruption de fonctionnaires. Ils proviennent aussi d’activités criminelles telles que le trafic de drogues, le racket, la contrefaçon, la contrebande et le financement du terrorisme, ainsi que de l’évasion fiscale et d’opérations de blanchiment d’argent.
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