L’émission « On s’en foot », devenue un rendez-vous incontournable pour les passionnés du ballon rond, a livré un treizième épisode riche en analyses et en débats passionnés. Sous la houlette du journaliste Ouadih Dada, accompagné de ses fidèles chroniqueurs Saad Moufakkir et Paco Mounir Messari, ce nouveau numéro a passé au crible l’actualité footballistique marocaine et internationale, offrant un regard sans concession sur les enjeux du moment.
L’instant foot et l’instant faute : le chaud et le froid
Comme à l’accoutumée, l’émission s’est ouverte sur les traditionnels « instant foot » et « instant faute », permettant aux intervenants de distribuer leurs bons et mauvais points. Saad Moufakkir a tenu à saluer l’apport tactique immédiat du nouvel entraîneur de l’équipe nationale, soulignant une évolution positive dans le jeu. Cependant, son « instant faute » a été dirigé vers le traitement médiatique arabe, qu’il juge biaisé à l’encontre du Maroc, particulièrement à la suite des récentes réunions de la Confédération Africaine de Football (CAF).
De son côté, Paco Mounir Messari a mis en lumière les performances prometteuses des U17 marocains. Il a félicité les jeunes Lionceaux pour leurs victoires probantes contre la Tunisie et l’Algérie, y voyant un signe encourageant pour l’avenir du football national. En revanche, il n’a pas manqué de fustiger les nombreux reports de matchs en Botola Pro, estimant que ces interruptions constantes nuisent gravement au rythme et à la compétitivité du championnat local.
Maroc – Équateur : une performance en demi-teinte
Le cœur du débat s’est ensuite concentré sur l’analyse du match opposant le Maroc à l’Équateur. Les trois experts se sont accordés pour qualifier la performance de l’équipe nationale de « demi-teinte ». Si le résultat n’a pas totalement convaincu, les choix tactiques de l’entraîneur Mohamed Ouahbi ont suscité l’intérêt.
Les chroniqueurs ont salué le courage du sélectionneur pour ses expérimentations, notamment l’utilisation de deux sentinelles au milieu de terrain, le recours à un « faux neuf » et l’attribution d’un rôle plus défensif à Brahim Diaz. Sur le plan individuel, Rabie Hrimat a reçu des éloges pour sa première titularisation, démontrant des qualités indéniables. Toutefois, des inquiétudes ont été soulevées concernant les difficultés de cohésion en défense centrale, particulièrement le duo Issa Diop – Chadi Riad, ainsi que le manque d’efficacité offensive de certains cadres de l’équipe.
Un regard sur la scène internationale
L’émission a également élargi son horizon pour analyser l’actualité du football international. Le choc entre le Brésil et la France a été décortiqué, les intervenants jugeant le niveau actuel de la Seleção plutôt moyen face à une équipe de France qui s’est montrée supérieure.
L’Espagne, quant à elle, a impressionné le plateau par sa maîtrise collective, prouvant qu’il est possible de briller même en l’absence de grandes stars individuelles. À l’inverse, les États-Unis ont suscité la déception après leur lourde défaite contre la Belgique. Cette contre-performance a amené les chroniqueurs à s’interroger sur les limites du modèle de développement américain, souvent perçu comme étant trop axé sur le « business » au détriment de l’essence même du jeu.
Les coulisses du football africain et européen
Le treizième épisode a également abordé des sujets plus institutionnels. Le dossier du Sénégal et de la CAF a été mis sur la table, avec une discussion autour de l’attitude du Sénégal concernant le trophée de la CAN. La démission surprise du Secrétaire Général de la CAF, Veron Mosengo-Omba, a également été commentée, les intervenants y voyant le signe de tensions internes et de possibles influences extérieures au sein de l’organisation panafricaine.
Enfin, l’émission s’est conclue sur le constat de l’instabilité croissante des entraîneurs en Europe. La « valse des entraîneurs », illustrée par le départ rapide d’Igor Tudor de Tottenham, a été analysée comme le reflet de l’exigence extrême et parfois déraisonnable du football moderne, où les résultats immédiats priment souvent sur la construction à long terme.
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