L’émission On s’en foot !, présentée par Ouadih Dada, accompagné de Saad Moufakkir et Mounir Messari, a offert lors de son 15e épisode un panorama riche et sans concession de l’actualité du football. Entre analyses pointues de la Botola, décryptage des compétitions africaines, suivi des talents marocains à l’étranger et débats sur les stars internationales, ce numéro a tenu toutes ses promesses en matière de passion et de liberté de ton.
L’actualité de la Botola, a occupé une place de choix dans les discussions. Saad Moufakkir a inauguré son “instant foot” en saluant la compétitivité accrue de cette saison, soulignant que quatre à cinq équipes se tiennent au coude à coude pour décrocher le titre. Cependant, son “instant faute” a été l’occasion d’une critique acerbe de la programmation du championnat. Il a dénoncé un rythme jugé intenable, pointant du doigt le fait que quinze journées ont été étalées sur sept mois, tandis que les quinze suivantes doivent être condensées en seulement deux mois.
Le plateau s’est ensuite extasié sur le geste technique exceptionnel de Driss El Jabali, joueur du Maghreb de Fès. Son but en “rabona” (coup du foulard) contre le Wydad a suscité l’admiration générale. Saad a même prédit que le joueur pourrait atteindre le niveau de l’équipe nationale, tandis que Paco a comparé son audace à celle du célèbre Zlatan Ibrahimovic.
Les compétitions africaines ont également fait l’objet de débats animés.
Concernant la confrontation entre l’AS FAR et la RS Berkane, Paco a estimé que Berkane n’avait pas “joué au foot” lors du match aller, contrastant avec la grande stabilité montrée par l’AS FAR, que les consultants voient comme favorite pour la finale.
Le match nul (0-0) entre l’Olympique de Safi (OCS) et l’USM Alger a été salué comme un excellent résultat pour Safi. Paco a tenu à souligner la symbolique forte de cette rencontre, qui a réuni des acteurs de pays africains parfois en conflit, illustrant ainsi la capacité du sport à rassembler. La politique de la Confédération Africaine de Football (CAF) a aussi été abordée, notamment la tournée de son président, Patrice Motsepe. Saad l’a jugé trop “diplomate” et manquant de tranchant. Face aux accusations de corruption, les propos de Motsepe encourageant les poursuites judiciaires en cas de preuves, et affirmant n’avoir rien à cacher, ont été relayés.
Le suivi des joueurs marocains évoluant à l’étranger et les questions relatives à la sélection nationale ont suscité des prises de position fortes. Le cas du jeune Ayyoub Bouaddi, évoluant à Lille, a particulièrement fait réagir Saad. Ce dernier a critiqué l’hésitation du joueur entre la France et le Maroc, affirmant avec conviction que le choix de la sélection doit être un “choix de cœur” immédiat, citant en exemple des joueurs comme Achraf Hakimi ou Hakim Ziyech.
Le plateau a par ailleurs tenu à féliciter plusieurs joueurs pour leurs performances notables, notamment Ismael Saibari et Couhaib Driouech pour leur belle saison au PSV Eindhoven, ainsi que Bilal El Khannouss à Stuttgart et Yanis Begraoui. Paco a également noté avec satisfaction le regain de forme d’Abde Ezzalzouli sous les couleurs du Betis Séville.
Enfin, l’actualité internationale n’a pas été en reste. Malgré son allégeance affichée au Real Madrid, Saad a reconnu le talent indéniable de Lamine Yamal, le jeune prodige du FC Barcelone. Il l’a qualifié de “phénomène” et de “pépite”, n’hésitant pas à le comparer à Lionel Messi pour sa capacité à briser les lignes adverses et son intelligence de jeu remarquable.
Le cas de Kylian Mbappé a en revanche suscité une opinion très tranchée et négative de la part de Paco. Il a qualifié l’attaquant français de “chat noir”, liant sa présence aux échecs du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions et aux difficultés rencontrées par le Real Madrid depuis son arrivée.
Selon lui, le club madrilène joue même mieux tactiquement sans Mbappé.
L’émission s’est également penchée sur une curiosité arbitrale : la désignation record de neuf arbitres argentins pour la prochaine Coupe du Monde. Les consultants se sont accordés à dire que seule la compétence, évaluée selon le barème de notation de la FIFA, devait primer.
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