Dans le 17e épisode de l’émission « On s’en foot ! », Ouadih Dada a réuni autour de la table le journaliste Saad Moufakkir et le créateur de contenus Mohammed Elasri pour un tour d’horizon complet de l’actualité footballistique. De la dynamique actuelle de la Botola Pro aux enjeux continentaux, en passant par les inquiétudes grandissantes liées au calendrier international, ce nouvel opus a offert des analyses pointues et des débats passionnés.
La Botola Pro : Entre spectacle sur le terrain et désertion des tribunes
Le championnat marocain a occupé une place centrale dans les discussions. La rubrique « Instant Foot » a permis de mettre en lumière le niveau technique croissant de la Botola Pro. Les invités ont salué les réalisations spectaculaires de certains joueurs tout en soulignant le retour d’un jeu résolument offensif.
Cependant, le tableau n’est pas idyllique. Dans la séquence « Instants Faute », Saad Moufakkir a exprimé son regret face aux stades vides, lançant un appel aux clubs et aux supporters pour redorer l’image du produit national. Mohammed Elasri a, quant à lui, soulevé le cas paradoxal de l’équipe de Yaacoub El Mansour, capable de rivaliser avec les cadors du championnat tout en occupant la place de lanterne rouge.
Le leadership actuel du Maghreb de Fès (MAS) a également été analysé. Pour Saad Moufakkir, cette première place n’est pas le fruit du hasard, mais la résultante d’une structure administrative solide. Il a insisté sur le fait qu’au Maroc, une bonne organisation en coulisses est souvent plus déterminante que l’accumulation de joueurs vedettes.
L’arbitrage marocain a également été évoqué, sous un angle positif. La demande de la Tanzanie de faire appel à des arbitres marocains a été perçue par les chroniqueurs comme une véritable reconnaissance de l’expertise nationale à l’échelle continentale, contrastant avec les critiques souvent émises au niveau local.
Les Lions de l’Atlas et l’horizon 2026
Concernant l’équipe nationale, les performances individuelles ont été passées au crible. Le rôle grandissant de Neil El Aynaoui au sein de l’AS Roma a été particulièrement salué. Les invités se sont également penchés sur le cas d’Ismaël Baouf, soulignant ses excellentes qualités de relance et son potentiel pour s’installer durablement au sein de la sélection marocaine.
Calendrier surchargé : L’hécatombe avant le Mondial
L’actualité internationale a été marquée par une vive inquiétude concernant la multiplication des blessures à l’approche de la Coupe du Monde 2026. Les cas de jeunes prodiges comme l’Espagnol Lamine Yamal et le Néerlandais Xavi Simons, ce dernier souffrant d’une rupture des ligaments croisés, ont été longuement discutés.
Le cas de Kylian Mbappé a également été abordé, Saad Moufakkir émettant l’hypothèse que certaines blessures pourraient être « tactiques », permettant aux joueurs de se préserver en vue des grandes échéances internationales. Cette situation a conduit à une critique acerbe du « business du foot ». Alors que la FIFA a annoncé une revalorisation des primes de participation au Mondial, Saad Moufakkir a dénoncé cette course effrénée à l’argent, estimant que ces fonds seraient plus utiles s’ils étaient alloués sous forme de subventions aux supporters pour leurs déplacements, plutôt qu’à des fédérations déjà fortunées.
La touche insolite : Le marketing poussé à l’extrême
Pour clore l’émission sur une note plus légère, la rubrique « Fou de Foot » a mis en exergue une initiative pour le moins surprenante : le lancement par Adidas de maillots d’équipes nationales destinés aux chiens et aux chats. Une anecdote qui illustre parfaitement jusqu’où peut aller le marketing sportif aujourd’hui.
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