La direction de la prison locale de Tétouan-2 a démenti, ce mardi, les “allégations et mensonges” publiés dans un journal ibérique concernant la “situation pitoyable des détenus espagnols” dans ce pénitencier, “la non-libération de nombre d’entre eux malgré l’expiration de leurs peines”, ainsi que leur “malnutrition et l’absence de lits” pour ces pensionnaires.

 

Dans une mise au point, l’établissement pénitentiaire affirme que “les détenus espagnols jouissent des mêmes droits que les autres pensionnaires qui disposent de lits et de suffisamment de couvertures fournies par la direction de la prison, et par les membres de la représentation diplomatique de leur pays”.

 

Les détenus espagnols bénéficient également de repas équilibrés en termes de qualité et d’apport calorique requis, préparés par une société spécialisée, ajoute-t’on. Quant à la “non-libération des détenus espagnols dont la peine serait purgée”, il s’agit d’une “allégation sans fondement”, souligne la même source, assurant que la direction de la prison veille à l’application de la loi en la matière et libère toute personne dont la peine est expirée, en coordination avec les autorités judiciaires compétentes.

 

Concernant la privation des détenus espagnols de la visite familiale, la direction la prison explique que cette mesure découle de la décision de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) d’interdire ces visites au vu de la situation pandémique liée au coronavirus, rappelant que les prisonniers bénéficiaient auparavant de ces visites avant leur interdiction le 19 juillet 2021 en raison de la hausse des cas de contaminations, en attendant leur reprise après l’amélioration de la situation épidémiologique.

 

Le communiqué précise que les détenus espagnols reçoivent les effets vestimentaires, couvertures et produits d’hygiène que leur procurent les membres de la mission diplomatique de leurs pays, dont les deux dernières visites datent des 03 et 13 septembre courant, notant que les intéressés bénéficient également des appels téléphoniques au même titre que les autres pensionnaires.

 

En lien avec la situation pandémique dans la prison locale Tétouan-2, aucun cas d’infection n’a été enregistré parmi les 23 détenus espagnols, sachant que 19 d’entre eux ont été complètement vaccinés dans le cadre de la campagne organisée au profit des prisonniers.

 

Deux autres détenus ont refusé de se faire vacciner pour des raisons sanitaires, alors que la vaccination d’un nouveau pensionnaire a été programmée, conclut la mise au point.