Le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, a souligné, ce mercredi à Benguerir, la nécessité d’accélérer le développement de l’industrie nationale en veillant notamment à une plus grande inclusion territoriale.
« Notre ultime objectif est d’accélérer le développement de notre industrie nationale en veillant à une plus grande inclusion territoriale et à une plus importante création d’emplois durables, tout en renforçant notre souveraineté », a dit Alj à l’ouverture de la 2ème édition de la Journée nationale de l’industrie qui se tient sous le thème « Inaugurer une nouvelle ère industrielle portée vers et par la souveraineté, une vision Royale au service du citoyen et des territoires ».
Rappelant qu’actuellement, près de 80% de l’industrie est concentrée sur l’axe El Jadida-Tanger, le président de la CGEM a insisté sur l’impératif de valoriser le potentiel industriel des autres régions du Maroc, encore largement sous-exploité.
Et d’ajouter: « Nous aspirons aussi à favoriser l’émergence de champions nationaux capables de porter nos ambitions à l’international, notamment en Afrique. Dans cette optique, la CGEM vient de finaliser une étude sur les complémentarités entre les chaînes de valeur des pays du continent, avec un accent particulier sur quatre secteurs : l’agroalimentaire, le textile, l’électronique et l’automobile ».
Ces complémentarités seront transformées en opportunités concrètes en collaboration avec les partenaires africains, conformément à la vision de Sa Majesté le Roi, a fait savoir Alj.
Par ailleurs, le président de la CGEM, qui a mis en avant les différentes avancées et réalisations de l’industrie nationale lesquelles ont permis au Maroc de jouer le rôle d’un connecteur stratégique et d’une base arrière industrielle de premier plan pour accéder aux marchés mondiaux, est revenu sur les défis à relever à moyen terme.
L’un de ces défis est celui de la souveraineté industrielle, a-t-il précisé, notant que conformément aux Hautes Orientations Royales, « il est primordial de développer davantage de solutions locales, afin de sécuriser nos chaînes d’approvisionnement ».
Dans ce contexte, la mise en place d’une stratégie nationale de valorisation de la production marocaine, notamment via un label « Made in Morocco », constitue un levier important, a fait valoir Alj, estimant que la montée en gamme de l’industrie marocaine devrait passer par l’enrichissement des écosystèmes industriels, à travers l’innovation technologique, l’accompagnement des entreprises, ainsi que l’intégration verticale et horizontale.
« Notre volonté est aussi d’atteindre des taux d’intégration élevés sur de nombreux secteurs, et pas que sur l’automobile. Avec 69% d’intégration, nous sommes au même niveau que beaucoup de pays producteurs comme l’Allemagne ou le Japon. Nous devons avoir la même logique sur le textile où l’agro-alimentaire où des pays comme la Turquie ou la Chine réussissent à atteindre des taux qui dépassent les 70% », a-t-il recommandé.
Parallèlement, le président de la CGEM a mis l’accent sur l’importance de la formation des jeunes aux métiers industriels, l’amendement du Code du Travail et la promulgation de la loi sur la grève, ainsi que sur la refonte du parcours de l’investisseur et l’instauration de plus de mécanismes de financement.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News







