Après Rabat et Paris, Noor Ikken confirme son succès avec « Nous étions une île »

Le Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL) de Rabat a été le théâtre d’un moment fort pour les amateurs de littérature contemporaine : le lancement en avant-première de Nous étions une île, le nouveau roman très attendu de Noor Ikken. Ce deuxième opus, qui prolonge Le Premier Été, l’un des grands succès de 2024, confirme l’éclosion d’une voix littéraire singulière et sensible.

Un mois d’avril riche en rencontres

Le mois d’avril a été particulièrement intense pour l’autrice, qui a d’abord rencontré son public parisien lors de sa toute première participation au Festival du Livre de Paris. Noor Ikken y a offert une dernière signature de Le Premier Été, avant de réserver au public marocain la primeur de son nouveau roman.

Un accueil chaleureux du public marocain

À Rabat, l’accueil enthousiaste n’a pas déçu : sollicitée à plusieurs reprises, Noor Ikken a présenté Nous étions une île sur le stand de l’Institut Français, lors du Book Club du Matin, ainsi qu’à la salle Hiwar, sous l’égide du Ministère de la Culture, où elle a échangé avec de nombreux étudiants. Chaque rencontre a été l’occasion de constater la forte résonance émotionnelle de son œuvre, ainsi que l’attachement du public à ses personnages et à sa plume, à la fois vive, incisive et profondément humaine.

Un roman au souffle intime et universel

Entre tendresse, colère sourde et quête de liberté, Nous étions une île poursuit l’exploration sensible de l’adolescence marocaine des années 80. Noor Ikken confirme ici son talent unique pour capturer le tumulte des cœurs jeunes et les failles silencieuses d’une époque en mutation.

Noor Ikken remercie ses partenaires qui l’accompagnent et la soutiennent depuis le début de cette aventure, notamment son éditeur Maha Éditions et son diffuseur la Librairie Papeterie Nationale.

Extrait :

Même si le chemin est escarpé, elle le jure, la main sur son cœur blessé, elle finira par atteindre la liberté. Coups de pied sur tout ce qui définit une fille de gens bien élevée et elle frappe sa table de chevet pour se le prouver. La lampe tombe en éclats sur le sol. Elle continue à la piétiner, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Elle la voudrait en miettes, en poudre pillée, représailles contre les barreaux imaginaires qui se sont dressés autour d’elle.

Les pas de sa mère qui font demi-tour dans le couloir et s’immobilisent, sans rien dire, dans sa chambre, figent sa crise de fureur. Elle arrête. Ça ne sert à rien. Elle ne peut que faire semblant d’être docile pour le moment. Elle se penche sur les débris de la lampe comme pour constater les dégâts et s’excuse :

Pardon, je ne l’ai pas fait exprès.

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