Redouane EL HALOUI, Président de la FADB affirme la vision d’une Afrique connectée au monde lors du Panel de l’Alliance IA des BRICS

La session de l’Alliance IA des BRICS s’est ouverte avec une déclaration forte du Président Vladimir Poutine, qui a annoncé la création d’un groupe national dédié à l’intelligence artificielle, insistant sur l’urgence de bâtir les fondations matérielles et énergétiques de cette révolution.
Il a souligné :

⁠« Le développement de l’IA est l’un des plus grands chantiers technologiques de notre époque. Il impose un accès stable à des volumes massifs d’énergie pour alimenter les data centers. »

Ce cadre a donné le ton d’une rencontre centrée sur la souveraineté technologique, l’infrastructure numérique, et la coopération multipolaire.

Une intervention marocaine marquante, dans une posture neutre et ouverte au monde

Le Maroc y a été représenté par Monsieur Redouane EL HALOUI, Président de la FADB, dont l’APEBI est membre fondateur.
Il est intervenu aux côtés de représentants majeurs de la Russie, de la Chine, du Brésil, de l’Inde, de la Turquie et de l’Iran.

Sa prise de parole a mis en avant une vision neutre, multipolaire et ambitieuse, centrée sur le rôle de l’Afrique comme acteur global, déterminé à monter en gamme dans l’économie de l’IA.

Redouane EL HALOUI : “Digitalisation first. Data first. L’IA ne fonctionne que si les fondations existent.”

Dans son intervention, M. EL HALOUI a rappelé une réalité fondamentale :

1.⁠ ⁠L’IA n’est pas magique : elle ne fonctionne qu’avec de la donnée structurée.

Il a insisté sur la nécessité absolue de digitaliser les PME, fondation première d’une économie africaine de la donnée.
Sans systèmes, sans collecte d’information, sans normalisation,

⁠« Il ne sert à rien de parler d’IA si la donnée n’existe pas. Digitalisation first. Data first. »

Il a rappelé que la digitalisation est le vrai levier pour déclencher l’adoption de l’IA, l’innovation, l’automatisation et la montée en productivité.

2.⁠ ⁠La souveraineté numérique passe par des infrastructures africaines

Il a souligné l’écart massif entre les continents :

Amériques (Nord + Sud) : plus de 6 400 data centers

Europe : plus de 3 300

Asie-Pacifique : plus de 1 800

Afrique : moins de 200

Cet écart structurel détermine les capacités réelles de calcul, d’hébergement des modèles, de sécurité et de résilience.

Il a mis en avant la nécessité pour l’Afrique de :

développer des data centers souverains,

sécuriser l’accès aux GPU,

investir dans l’énergie renouvelable,

renforcer la connectivité et les backbones fibre.

3.⁠ ⁠Le BRICS comme partenaire stratégique – mais pas exclusif

Dans une posture pleinement neutre et ouverte, il a déclaré :

⁠« Notre stratégie est de connecter l’Afrique au monde, sans alignement exclusif.
Nous travaillons avec l’Europe, avec les Amériques, avec l’Asie, et avec le BRICS comme partenaire stratégique.
L’enjeu n’est pas de choisir un bloc, mais de renforcer l’Afrique dans un monde multipolaire. »

4.⁠ ⁠Une Afrique qui ne subit pas les technologies : une Afrique qui challenge et construit

M. EL HALOUI a expliqué que l’Afrique ne vise pas seulement à adopter les technologies existantes, mais à :

challenger les technologies mondiales,

co-développer des solutions,

monter en gamme dans la chaîne de valeur,

industrialiser ses propres cas d’usage,

devenir une source de solutions, pas seulement un marché.

⁠« L’Afrique doit devenir un co-producteur de technologies, pas un simple utilisateur.
Notre ambition n’est pas la dépendance ; notre ambition est la montée en gamme. »

Conclusion : une Afrique connectée, souveraine et ambitieuse

Redouane EL HALOUI a conclu :

⁠« Nous sommes dans un moment historique.
Si l’Afrique maîtrise sa donnée, ses infrastructures, son énergie et ses compétences, elle ne subira pas l’IA : elle en définira une partie.
Notre mission à la FADB est de connecter l’Afrique au monde et d’aider le continent à monter en gamme pour devenir une force technologique globale. »

À propos de la FADB
La Fédération Africaine de la Donnée et de la Blockchain (FADB) fédère les acteurs africains engagés dans l’économie de la donnée, l’IA, la blockchain et les technologies émergentes.
Elle a pour mission de structurer une Afrique souveraine, interconnectée, compétitive et ouverte sur les partenariats internationaux.

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