La Chine a mis en garde jeudi contre les risques de surproduction dans son secteur des robots humanoïdes en plein essor, promettant de mieux encadrer cette industrie jugée stratégique pour la croissance du pays.
Le nombre d’entreprises chinoises spécialisées dans les robots humanoïdes dépasse actuellement 150 et continue d’augmenter sous l’effet d’un afflux de capitaux, a déclaré Li Chao, porte-parole de la Commission nationale pour le développement et la réforme (NDRC), principale agence de planification économique du pays.
« Plus de la moitié sont des start-ups ou des entreprises issues d’autres secteurs, ce qui est positif pour l’innovation », a souligné Mme Li lors d’une conférence de presse, mettant néanmoins l’accent sur la nécessité d’éviter une saturation du marché par des produits similaires qui « réduirait l’espace consacré à la recherche et au développement ».
La concurrence s’intensifie avec l’entrée de constructeurs automobiles électriques comme Xpeng, qui a dévoilé début novembre la deuxième génération de son robot humanoïde Iron.
La NDRC a indiqué qu’elle renforcerait l’encadrement du secteur dans le prochain plan quinquennal chinois (2026-2030), notamment via l’accélération de l’élaboration de normes industrielles et le soutien aux entreprises et aux institutions de recherche pour lever les verrous technologiques.
Dans son rapport présenté en mars dernier devant l’Assemblée nationale populaire (parlement), l’Exécutif chinois avait, pour la première fois, identifié l' »intelligence incarnée », terme faisant référence à l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans des machines à l’instar des robots, comme une industrie clé d’avenir.
Selon un rapport du Centre de recherche du Conseil des affaires d’État (gouvernement central), le marché chinois de l’intelligence incarnée devrait atteindre 400 milliards de yuans (environ 56 milliards de dollars) en 2030 et dépasser 1.000 milliards de yuans en 2035.
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