Le commerce mondial devrait atteindre un niveau record de 35.000 milliards de dollars en 2025, selon la dernière édition du rapport Global Trade Update publiée par l’ONU Commerce et Développement (CNUCED). Cette performance intervient malgré un essoufflement attendu de la dynamique au second semestre.
D’après la CNUCED, les échanges internationaux de biens et de services progresseraient de 7 % sur l’année, soit 2.200 milliards de dollars supplémentaires par rapport à 2024. Au troisième trimestre 2025, le commerce mondial a augmenté de 2,5 % par rapport au trimestre précédent, avec une hausse de près de 2 % pour les biens et de 4 % pour les services.
La tendance devrait se poursuivre au dernier trimestre, mais de façon plus modérée, avec une progression attendue de 0,5 % pour les biens et de 2 % pour les services. Les biens contribueraient ainsi à hauteur de 1.500 milliards de dollars au total annuel, contre 750 milliards de dollars pour les services.
Le rapport met en avant un changement notable : la croissance repose désormais davantage sur les volumes réellement échangés que sur la hausse des prix, signe d’une demande mondiale stable dans un contexte de ralentissement de l’inflation.
Sur le plan régional, l’Asie de l’Est enregistre la plus forte progression, avec +9 % des exportations et une hausse de 10 % du commerce intra-régional. L’Afrique affiche également une dynamique solide, avec +10 % d’importations et +6 % d’exportations, tandis que le commerce Sud-Sud progresse d’environ 8 %.
Parmi les principaux moteurs, la CNUCED cite la Chine et la Corée du Sud en Asie, ainsi que le Brésil et l’Afrique du Sud parmi les économies émergentes. L’Inde et la Chine figurent aussi parmi les pays ayant enregistré les plus fortes hausses des exportations de services.
Au niveau sectoriel, la production manufacturière progresse de 10 %, portée par un bond de 14 % de l’électronique, stimulé par la demande liée à l’intelligence artificielle. À l’inverse, le secteur automobile recule de 4 %, tandis que le commerce des énergies fossiles diminue sous l’effet de la baisse des prix.
Après la stagnation de 2023-2024, le commerce mondial surperforme ainsi la croissance économique en 2025. La CNUCED souligne toutefois que la montée du friendshoring et du nearshoring continue de redessiner les chaînes de valeur et les flux d’échanges.
Pour 2026, l’institution anticipe un ralentissement, en raison d’une activité mondiale moins vigoureuse, de niveaux d’endettement élevés, de coûts commerciaux en hausse et d’une incertitude persistante.
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