La Chine vient de franchir une nouvelle étape dans la course au tourisme spatial et aux missions civiles à bas coût. Lundi, un vaisseau spatial commercial récupérable a réussi un vol d’essai suborbital, avec une récupération jugée pleinement concluante.
Développé par l’entreprise CAS Space, l’appareil, doté d’un système de récupération par parachute, a vu sa capsule de charge utile se poser sans incident avant d’être récupérée sur la base de lancement de Jiuquan, dans le nord-ouest du pays.
Selon son développeur, cet essai a permis de confirmer la maîtrise de la décélération lors de la rentrée atmosphérique, ainsi que la fiabilité du module récupérable. Il a également validé la précision du contrôle d’atterrissage de l’étage suborbital, un point clé pour toute logique de réutilisation.
Désigné Lihong-1 Y1, le vaisseau peut atteindre une altitude d’environ 120 kilomètres. CAS Space met en avant des coûts de lancement contenus, une grande flexibilité opérationnelle et la capacité de rapatrier des charges expérimentales, un argument stratégique pour la recherche et certaines applications industrielles.
L’appareil offrirait un environnement expérimental stable pendant plus de 300 secondes, une fenêtre jugée précieuse pour des travaux en microgravité, aussi bien scientifiques qu’industriels.
Pensé dès l’origine pour la réutilisation, le programme entre désormais dans une nouvelle phase : des tests visant l’intégration de systèmes de survie pour l’équipage et de dispositifs d’évacuation à haute fiabilité. Un passage obligé avant toute ambition clairement assumée : ouvrir, à terme, la voie à des vols touristiques.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News







