En janvier 2026, les voitures électriques ont signé une performance paradoxale en France : elles ont atteint une part record de 28 % des immatriculations, selon la Plateforme automobile (PFA), alors même que le marché global s’est contracté.
Au total, 107.157 voitures particulières neuves ont été immatriculées sur le mois, soit -6,6 % par rapport à janvier 2025. Cela représente près de 7.500 véhicules de moins qu’un an plus tôt, et environ 48.000 de moins qu’en janvier 2019, avant la crise sanitaire. La PFA indique qu’il s’agit du plus faible niveau pour un mois de janvier depuis 15 ans, hors période liée aux tensions sur les semi-conducteurs en 2022.
Dans ce contexte de recul, la dynamique de l’électrique s’explique d’abord par les dispositifs publics d’aide à l’achat, qui continuent de soutenir la demande. Autre moteur : l’électrification des flottes d’entreprises, devenue un levier majeur dans la progression des immatriculations.
Côté modèles, des médias citant des experts du secteur placent en tête des immatriculations électriques de janvier la Renault 5, la Renault Scenic et la Peugeot 208.
Sur le volet réglementaire, l’Union européenne a récemment assoupli ses objectifs de transition dans l’automobile : mi-décembre, Bruxelles a renoncé à imposer un passage exclusif au tout-électrique à partir de 2035, autorisant, sous conditions strictes, des ventes limitées de véhicules thermiques ou hybrides après cette date, avec compensation des émissions de CO2.
Enfin, l’explication du repli du marché dépasse la seule conjoncture : la hausse continue des prix pèse sur les volumes. Stellantis estime qu’une large part du déclin observé depuis 2019 est liée à l’augmentation du coût global des voitures, attribuée non pas aux marges des constructeurs, mais à la hausse des composants et des technologies embarquées.
Chez les constructeurs, les tendances restent contrastées. En janvier, les ventes de Stellantis en France ont reculé de -2,7 % sur un an, avec une hausse pour Citroen mais une baisse marquée pour Peugeot. Le groupe Renault affiche, lui, une légère progression globale. Toyota, troisième acteur du marché français, enregistre pour sa part un net recul, selon la même source.
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