La Bourse de New York a terminé en nette baisse mercredi, pénalisée par la flambée des cours du pétrole dans un contexte d’aggravation des tensions au Moyen-Orient. Le mouvement de repli a touché à la fois les actions et les obligations, alors que les investisseurs redoutent un nouveau choc énergétique susceptible de raviver durablement l’inflation.
Les prix du brut se sont envolés après une nouvelle escalade régionale, avec un Brent qui a clôturé à 107,38 dollars avant de poursuivre sa hausse en échanges prolongés, tandis que le marché restait focalisé sur les risques pesant sur l’approvisionnement énergétique et sur le détroit d’Ormuz.
Sur le marché actions, le Dow Jones a chuté de 769 points, soit 1,6 %, pendant que le S&P 500 reculait de 1,4 % et que le Nasdaq cédait 1,5 %, dans un climat alourdi à la fois par la poussée du brut et par la perspective de taux d’intérêt durablement élevés aux États-Unis.
Cette nervosité s’est accentuée après les déclarations du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, qui a évoqué un “choc énergétique” susceptible d’entretenir les tensions sur les prix et de compliquer davantage l’équation monétaire américaine. La banque centrale a d’ailleurs maintenu ses taux inchangés, tout en refroidissant les attentes de baisses rapides en 2026.
Pour les opérateurs, la hausse persistante des prix de l’énergie menace désormais de freiner l’appétit pour le risque, en renforçant le scénario d’un marché dominé par la prudence, la volatilité et le retour des inquiétudes sur la croissance mondiale.
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