Le Pentagone aurait averti le Congrès américain qu’un déminage complet du détroit d’Ormuz pourrait nécessiter près de six mois, selon des informations relayées par la presse américaine. Une telle opération ne pourrait être engagée qu’une fois les hostilités terminées avec l’Iran.
D’après le Washington Post, cette estimation a été présentée mardi lors d’un briefing classifié devant des membres de la commission des forces armées de la Chambre des représentants. Le journal, citant plusieurs responsables américains, souligne que cette perspective fait craindre une prolongation des perturbations économiques bien au-delà de la phase militaire.
Un calendrier aussi étendu alimenterait les inquiétudes autour des approvisionnements énergétiques mondiaux et des effets durables sur le commerce maritime dans cette zone stratégique. Le détroit d’Ormuz demeure en effet un passage crucial pour les flux pétroliers, ce qui renforce la portée internationale d’un éventuel blocage prolongé.
Au-delà du choc économique, ce scénario pourrait aussi devenir un sujet politique sensible aux États-Unis, à quelques mois des élections de mi-mandat prévues en novembre. Une crise durable dans la région risquerait d’alourdir le débat intérieur, notamment pour les républicains.
Sur le front diplomatique, Donald Trump a indiqué mercredi qu’une reprise des discussions avec l’Iran restait envisageable dans les prochains jours, avec l’objectif de parvenir à un accord susceptible de mettre un terme à un conflit installé depuis plusieurs semaines.
La veille, le président américain avait déjà annoncé la prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran, expliquant avoir accédé à une demande du Pakistan pour laisser aux responsables iraniens le temps de préparer une proposition commune en vue d’un compromis avec Washington.
Cette initiative intervient après l’échec de précédentes discussions menées à Islamabad par une délégation américaine conduite par le vice-président JD Vance, qui s’étaient soldées sans avancée le 12 avril.
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