Le secteur mondial des fruits et légumes connaît une profonde transformation sous l’effet des phénomènes climatiques extrêmes, qui modifient la compétitivité et la rentabilité de la filière.
Selon le dernier rapport de la FAO, les catastrophes naturelles ont provoqué des pertes cumulées de 3.260 milliards de dollars pour l’agriculture mondiale entre 1991 et 2023.
Sur cette période, la production mondiale de fruits et légumes a diminué de 2,8 milliards de tonnes.
En Europe, les événements climatiques extrêmes coûtent environ 28 milliards d’euros par an à l’agriculture de l’Union européenne, soit près de 6 % de la valeur totale des productions agricoles.
Dans le scénario le plus défavorable, ces pertes pourraient encore augmenter de 66 % d’ici 2050.
Dans ce contexte, le Maroc continue de renforcer sa position dans les exportations de baies, de tomates et d’agrumes.
Ses principaux atouts sont sa proximité avec les marchés de l’Union européenne, des coûts de main-d’œuvre compétitifs, une forte orientation vers l’export ainsi que des investissements croissants dans l’irrigation, les cultures sous serre et la logistique.
Le Maroc est l’une des plus importantes réussites de croissance du secteur des fruits et légumes dans la région méditerranéenne.
Toutefois, sa compétitivité dépendra de sa capacité à améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau, un enjeu stratégique pour l’avenir du secteur.
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