Après une séance agitée liée à l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran, les principales places boursières mondiales ont retrouvé un peu de stabilité ce jeudi. Les investisseurs profitent notamment d’un léger repli des cours du pétrole, même si les incertitudes géopolitiques continuent de peser sur les marchés financiers.
En Europe, les indices évoluent majoritairement dans le vert. Paris progresse d’environ 0,6 %, Francfort affiche une hausse comparable tandis que Milan enregistre l’une des meilleures performances de la matinée. À l’inverse, Londres recule légèrement, pénalisée par la baisse des valeurs pétrolières, fortement représentées au sein de son indice principal.
Les grands groupes énergétiques européens ont en effet été affectés par le recul des prix du brut. Cette tendance se retrouve notamment chez TotalEnergies, BP, Shell, Eni ou encore Equinor, dont les actions évoluent en baisse.
À Wall Street, la séance précédente avait déjà montré une certaine capacité de résistance. Malgré les nouvelles frappes américaines contre l’Iran et les représailles annoncées par Téhéran, les principaux indices américains avaient limité leurs pertes, le Nasdaq parvenant même à clôturer en territoire positif.
Les investisseurs semblent toutefois avoir davantage intégré le risque géopolitique qu’au début de la crise. Les annonces successives de Washington sur une reprise des opérations militaires avaient déjà été largement anticipées par les marchés, réduisant ainsi l’effet de surprise.
En Asie, la tendance est plus contrastée. Les marchés chinois ont évolué de manière divergente après la publication d’indicateurs d’inflation jugés décevants. Si Shanghai et Shenzhen terminent nettement en hausse, Hong Kong recule. De leur côté, Tokyo et Séoul profitent d’un regain d’intérêt pour les valeurs technologiques.
Le pétrole se détend légèrement
Les prix du pétrole enregistrent un léger repli après leur flambée des derniers jours. Le Brent comme le WTI abandonnent chacun une faible fraction de pourcentage.
Selon plusieurs analystes, le marché s’est progressivement adapté aux risques entourant le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle des exportations mondiales de pétrole. La reprise partielle du trafic maritime et un marché désormais mieux approvisionné contribuent également à limiter les tensions sur les cours.
Les spécialistes restent néanmoins prudents, estimant qu’une nouvelle aggravation du conflit pourrait rapidement raviver la volatilité sur les marchés énergétiques et financiers.
La Fed toujours sous surveillance
Les opérateurs analysent également les dernières minutes de la Réserve fédérale américaine. Le compte rendu de la réunion de politique monétaire révèle une banque centrale qui conserve un discours prudent face à l’inflation, tout en évoquant les gains de productivité que pourrait apporter l’intelligence artificielle à moyen et long terme.
Sur le marché des changes, le dollar cède légèrement du terrain face à l’euro, les investisseurs restant attentifs aux prochaines statistiques sur l’emploi américain ainsi qu’aux interventions attendues de plusieurs responsables de banques centrales.
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