Le groupe allemand Volkswagen a annoncé vouloir accélérer ses efforts de réduction des coûts, afin de restaurer sa rentabilité, dans un contexte de résultats en baisse et de forte concurrence.
Le résultat net du groupe s’est établi à 1,54 milliard d’euros, en baisse de 32,9 % sur un an.
Pour le directeur financier, ces résultats constituent un « signal d’alarme » appelant à agir.
En plus de la suppression déjà annoncée de 50.000 emplois dans ses entités allemandes d’ici 2030, Volkswagen envisage de supprimer 50.000 autres postes, principalement dans les services administratifs à l’échelle mondiale, portant le total à 100.000 emplois.
Le président du directoire a toutefois assuré qu’il n’était « pas réaliste » d’envisager des fermetures d’usines d’ici la fin de la décennie, tout en rappelant que cette option resterait « la dernière solution ».
Les résultats ont été pénalisés par une charge exceptionnelle d’un demi-milliard d’euros liée à l’arrêt de la production du SUV électrique ID.4 aux États-Unis, ainsi que par une baisse des ventes de modèles à forte marge.
En Chine, les livraisons du groupe ont chuté de 36,6 % au deuxième trimestre sous la pression des constructeurs locaux.
Pour y répondre, Volkswagen mise sur sa stratégie « In China for China » et prévoit de lancer plus de 30 modèles d’ici fin 2027, sur un marché ayant accueilli 500 nouveaux modèles au premier semestre.
Le plan stratégique « Group Target Picture 2030 » prévoit une réduction des coûts, des capacités de production et de l’offre de véhicules.
Le groupe veut ramener sa capacité de production de 12 millions à 9 millions d’unités, réduire de moitié son portefeuille de modèles et diminuer de 75 % le nombre d’options proposées.
Volkswagen a également revu à la baisse sa prévision de chiffre d’affaires pour 2026, désormais attendue entre -3 % et 0 %, contre 0 à +3 % auparavant.
Il maintient toutefois son objectif de marge opérationnelle entre 4 % et 5,5 %, après 3,8 % au premier semestre, avec l’ambition d’atteindre 8 à 10 % en 2030.
Enfin, le flux de trésorerie net de sa division automobile a progressé de 4,5 milliards d’euros au premier semestre, tandis que le carnet de commandes de véhicules électriques en Europe a augmenté de plus de la moitié sur un an.
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