Le sacre mondial de l’Espagne face à l’Argentine ne se traduira pas par un encaissement intégral de la prime record versée par la FIFA. En raison de l’organisation de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, une partie des revenus générés sur le sol américain est susceptible d’être soumise à l’impôt américain.
La FIFA verse la dotation financière à la Fédération espagnole de football, et non directement aux joueurs. Ce n’est qu’au moment où les primes sont redisuées aux joueurs, au staff ou aux entraîneurs que les règles fiscales entrent pleinement en jeu.
Selon plusieurs fiscalistes interrogés par des médias économiques américains, les revenus liés aux prestations sportives réalisées sur le territoire des États-Unis peuvent être imposés par l’Internal Revenue Service (IRS). Cette fiscalité concerne non seulement les primes de performance, mais peut également s’étendre à certains bonus, revenus commerciaux ou indemnités liés à la compétition.
En revanche, l’idée largement relayée selon laquelle les États-Unis prélèveraient automatiquement 30 % ou près de la moitié des 50 à 51 millions de dollars remportés par l’Espagne est trompeuse. La réalité est beaucoup plus nuancée. Le montant effectivement imposable dépend notamment de la part des revenus considérée comme générée aux États-Unis, des modalités de répartition décidées par la Fédération espagnole, de la résidence fiscale de chaque bénéficiaire et de la convention fiscale entre l’Espagne et les États-Unis destinée à éviter une double imposition.
À cela peut s’ajouter une fiscalité locale. La finale s’étant disputée au MetLife Stadium, dans le New Jersey, cet État applique également son propre impôt sur les revenus perçus sur son territoire, indépendamment de certains mécanismes prévus par les conventions fiscales internationales.
En résumé, si l’IRS percevra bien une partie des revenus liés à la Coupe du monde, il est inexact d’affirmer que Washington récupérera automatiquement près de la moitié du prize money. Le coût fiscal final dépendra de nombreux paramètres juridiques et fiscaux propres à chaque bénéficiaire.
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