Dans une ambiance mêlant nostalgie et fierté, le 32e épisode de l’émission « On s’en foot ! du Mondial » a marqué la clôture d’une saison riche en émotions.
Animé par Ouadih Dada, ce numéro final a réuni les piliers de la chronique – Saad Moufakkir, Paco Mounir Messari, Amine Abdelmoula et Mehdi El Abbadi – pour dresser un bilan sans concession de la dernière Coupe du Monde et s’aventurer sur le terrain parfois glissant de l’avenir du football.
Le bilan d’une Coupe du Monde à saveurs multiples
La première partie de l’émission s’est articulée autour du traditionnel « Instant Foot / Instant Faute », permettant à chaque intervenant de partager ses moments de grâce et de désillusion. Pour Saad Moufakkir, la prouesse résidait dans l’affluence record et les belles histoires de nations comme Curaçao ou le Cap-Vert, tandis que l’ingérence politique et les polémiques arbitrales constituaient la note discordante.
L’annonceur officiel de la FIFA, Paco Mounir Messari, a tenu à saluer la performance atypique de Lionel Messi à 39 ans, tout en déplorant, comme d’autres, la politisation croissante du ballon rond et l’influence américaine sur les instances dirigeantes.
L’émotion brute des célébrations marocaines et le parcours exemplaire des Lions de l’Atlas, notamment face au Brésil et aux Pays-Bas, ont été les points d’orgue cités par Amine Abdelmoula et Mehdi El Abbadi. Ces derniers ont également pointé du doigt la déception générale des équipes africaines et le traitement controversé réservé à la sélection iranienne.
Les nouveaux visages du football moderne
Le débat s’est ensuite intensifié sur l’organisation même du tournoi et les nouvelles règles qui façonnent le football contemporain. L’originalité d’un mondial disputé sur trois territoires (États-Unis, Mexique et Canada) a soulevé des inquiétudes logistiques, avec des distances extrêmes et des changements d’altitude créant des déséquilibres sportifs.
Les « Cooling Breaks », ou pauses fraîcheur, ont également suscité des avis tranchés. Si Saad Moufakkir les défend pour des raisons de santé publique, Paco Mounir Messari les perçoit comme des temps morts stratégiques similaires à ceux du basket.
Amine Abdelmoula, en revanche, s’est montré farouchement opposé à cette pratique, y voyant un outil publicitaire brisant le rythme du jeu. Enfin, le projet d’élargir la compétition à 64 équipes pour l’édition 2030 a été accueilli avec un scepticisme généralisé, Mehdi El Abbadi craignant une dilution du niveau global de la compétition.
Les Lions de l’Atlas : entre fierté et regret
L’analyse de l’équipe nationale du Maroc a constitué le cœur émotionnel de l’épisode. Si le statut de grande nation du football est désormais validé par une place dans le top 8 mondial, la déception face à la France reste un sujet de friction.
La problématique de la formation a également été mise sur la table. L’efficacité du scouting de la Fédération en Europe, appuyé par un vaste réseau d’agents, a été soulignée par Amine Abdelmoula.
Néanmoins, un constat persiste : la formation locale au Maroc peine encore à égaler le rythme et l’intensité des standards européens.
La Dream Team et les records à retenir
Comme à l’accoutumée, les chroniqueurs ont composé leur équipe type du mondial. La défense, avec des profils tels que Cucurella ou Mazraoui, et le milieu de terrain, porté par Rodri ou l’espoir El Aynaoui, ont retenu l’attention. En attaque, les noms de Messi, Mbappé ou encore Haaland ont naturellement émergé.
Regards tournés vers l’horizon 2030
L’émission s’est clôturée sur une note d’hommage à Noussair Mazraoui, dont le courage de jouer malgré une blessure a été salué, et sur un message de soutien aux Lionnes de l’Atlas. L’enthousiasme est resté intact, avec un regard plein d’espoir vers l’organisation de la Coupe du Monde 2030 au Maroc. Comme le souligne le slogan culte de l’émission qui a mis un terme à ce rendez-vous : « Quoi qu’il en soit, on s’en foot ! »
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